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Mobilisation régionale contre les compressions fédérales

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La fermeture par Ottawa des centres de services d'Assurance-Emploi et du Régime de Pension du Canada de Rimouski et de New Richmond continue de susciter la colère dans l'Est du Québec. De nombreuses voix s'élèvent pour exiger que le gouvernement conservateur fasse marche arrière.

La suppression de 65 postes, dont 37 à Rimouski et 28 dans la Baie-des-Chaleurs, est qualifié par le député néo-démocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Guy Caron de « restructuration idéologique basée sur de simples intérêts partisans ».

Avec l'appui de plusieurs organisations syndicales soit la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), le Conseil régional FTQ Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-Les Îles et le Syndicat de l'emploi et de l'immigration du Canada (SEIC-AFPC), Guy Caron part en guerre contre cette réorganisation.

Le député s'insurge contre le fait que depuis l'annonce gouvernementale, 58 nouveaux postes ont été ouverts dans la région de Thetford Mines dans la circonscription du ministre des Ressources naturelles, et lieutenant politique du premier ministre Steven Harper au Québec, Christian Paradis. « Les conservateurs ont choisi de déshabiller Pierre pour habiller Paul », ironise le député de l'opposition.

Une erreur qu'il faut corriger

Pour sa part, la présidente du SEIC-AFPC, Lynda Fortier, affirme que la fermeture des bureaux est une erreur que le gouvernement a déjà tenté de corriger en partie par l'embauche de personnel à l'externe, la réembauche de personnes retraitées et la multiplication d'heures supplémentaire.

Beaucoup de retards

La porte-parole syndicale note également que le nombre de dossiers à l'étude a augmenté et que les délais de traitement des demandes sont beaucoup plus longs depuis septembre dernier. Selon les syndicats, la décision du gouvernement fédéral prive la population du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie d'un service d'assurance-emploi de qualité.

Selon les syndicats, le gouvernement Harper, après s'être accaparé plusieurs milliards de dollars du surplus de la caisse de l'assurance-emploi, vient maintenant priver la population du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie d'un service d'assurance-emploi de qualité. Selon eux, plus de 20 000 chômeurs attendent une réponse à leur demande depuis plus de 29 jours, présentement, au Québec.

Le député Guy Caron veut rencontrer Stephen Harper dès la rentrée parlementaire pour lui expliquer les drames humains que vivent les employés fédéraux visés par ces fermetures. Vingt-quatre employés de Service Canada ont d'ailleurs adressé une lettre au premier ministre, Stephen Harper, faisant état de leurs inquiétudes quant à leur avenir.

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