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Procès d'une naturopathe : la veuve de la victime témoigne

Denise Patern, veuve de Roger Patern a témoigné des circonstances dans lesquelles son mari est décédé.

Denise Patern, veuve de Roger Patern a témoigné des circonstances dans lesquelles son mari est décédé.

Radio-Canada

Le procès de la naturopathe Mitra Javanmardi s'est poursuivi jeudi, au palais de justice de Montréal, avec le témoignage de la veuve de Roger Patern, décédé en juin 2008 après avoir reçu une transfusion de magnésium dans le cabinet de Mme Javanmardi.

La naturopathe fait face dans cette affaire à des accusations d'homicide involontaire et de négligence criminelle ayant causé la mort.

Au cours de son témoignage, Denise Patern, âgée de 82 ans, a expliqué à la Cour que son mari s'était tourné vers les services de Mme Javanmardi sur recommandation d'un ami.

L'homme de 84 ans, qui était déjà suivi par un cardiologue et une équipe de l'Institut de cardiologie, souffrait d'insuffisance cardiaque et de difficultés respiratoires, en plus d'avoir de l'eau dans les poumons.

Les médecins ne pouvant plus améliorer davantage son état de santé, Roger Patern avait décidé de se tourner vers la médecine alternative, a relaté son ex-épouse devant le tribunal.

Mitra Javanmardi en compagnie de son avocate.

Mitra Javanmardi en compagnie de son avocate.

Selon la version de Denise Patern, la naturopathe lui avait assurée qu'il n'y avait aucun danger à injecter du magnésium à son mari, et ce, après avoir consulté la liste des médicaments qu'il prenait.

Roger Patern s'est senti mal une quinzaine de minutes environ après le début de l'injection de la solution de magnésium par intraveineuse. Il est décédé le lendemain à l'Hôpital Saint-Luc.

En plus de l'accusation liée à la mort de Roger Patern, Mitra Javanmardi n'avait pas le droit d'injecter quoi que ce soit à ses patients par intraveineuse.

Il s'agit en effet d'une pratique strictement réservée au personnel médical qualifié et non aux naturopathes. Mme Javanmardi avait par ailleurs déjà eu des démêlés disciplinaires avec le Collège des médecins sur cette question.

Denise Patern, pour sa part, a expliqué au tribunal que puisque Mitra Javanmardi, qui se prétendait docteure, lui avait proposé ce traitement, elle a tenu pour acquis qu'elle avait le droit de le dispenser.

Justice

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