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Pauline Marois, au centre de Véronique Hivon et Stéphane Bédard

Pauline Marois, au centre de Véronique Hivon et Stéphane Bédard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dressant un bilan positif du caucus péquiste tenu à Joliette, la chef péquiste Pauline Marois a renouvelé ses attaques envers le gouvernement de Stephen Harper, qu'elle accuse de prendre des décisions qui vont à l'encontre des valeurs et des intérêts des Québécois.

Mme Marois assure toutefois qu'elle ne souhaite pas, en multipliant les attaques contre le gouvernement conservateur au cours des dernières semaines, jouer la carte de la fibre nationaliste, affirmant plutôt qu'elle « défend des convictions ».

« Actuellement, M. Harper attaque de front nos valeurs : c'est vrai avec la justice, c'est vrai dans le cas du registre des armes à feu, c'est vrai sur tous les fronts. Il investit de façon considérable dans les armes de guerre, qui n'ont aucune retombée pour le Québec, et ce ne sont pas des choix que nous ferions. »

— Une citation de  Pauline Marois

Comme elle l'avait affirmé la veille lors de l'assemblée d'investiture du député André Villeneuve, dans la circonscription de Berthier, la chef péquiste a estimé que pour le premier ministre canadien, les prisons passaient avant l'éducation.

Par ailleurs, Mme Marois a ajouté qu'un éventuel gouvernement péquiste demanderait au gouvernement Harper d'obtenir des pouvoirs en matière de langue, de justice et d'emploi, notamment le rapatriement du régime d'assurance-emploi. « S'il nous dit non, cela fera la démonstration qu'il est très difficile de réformer le fédéralisme pour que les intérêts des Québécois soient reconnus », a affirmé la chef péquiste, précisant toutefois qu'elle ne présumait pas que M. Harper refuserait ses demandes.

À son arrivée au caucus péquiste, le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, allait dans le même sens. « Ce sont les intérêts du Québec contre les intérêts du Canada de Stephen Harper, qui ne nous ressemble pas, qui est un gouvernement conservateur, militaire, royal à l'os, qui met de l'argent dans les prisons », a-t-il fait valoir.

Stephen Harper en 2008Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : La Presse canadienne / Tom Hanson

Les libéraux et la CAQ aussi dans la ligne de mire de Marois

Si elle a visé le gouvernement Harper, Pauline Marois n'a pas épargné ses adversaires sur la scène provinciale. « Nous avons devant nous un premier ministre usé qui n'a plus la confiance de la population, le pire gouvernement depuis des décennies », a-t-elle déclaré.

Mme Marois a ensuite décrit la Coalition avenir Québec comme un « méli-mélo de n'importe quoi composé d'opportunistes qui promettent surtout de ne pas se battre pour le Québec ». En outre, elle a invité le chef de la CAQ, François Legault, à se présenter dans la circonscription d'Argenteuil, laissé vacante par le départ du député libéral David Whissell.

Pauline Marois n'a toutefois pas voulu commenter la possibilité d'une alliance avec d'autres formations souverainistes, comme Québec solidaire, précisant simplement qu'un travail d'analyse avait été entrepris et que cela ne se fera pas « sur la place publique ».

Bilan positif, ton électoraliste

À la veille du Conseil national du Parti québécois, qui s'ouvrira vendredi à Montréal, la chef du parti a par ailleurs affirmé que le caucus qui s'est achevé jeudi s'est déroulé dans « l'unité » et « la bonne humeur ».

Mme Marois a précisé qu'elle et son équipe avaient discuté de plusieurs dossiers, dont l'éducation et l'économie, en plus de terminer les préparatifs en vue du Conseil national du PQ. Elle a précisé que ce dernier se tiendra sous le thème « Changer la politique ». Le caucus a également oeuvré sur le plan d'action qui le mènera à la prochaine campagne électorale.

La chef péquiste a par ailleurs affirmé qu'elle annoncerait, vendredi, une nouvelle candidature au Parti québécois.

Temps de parole accru pour la CAQ? « On verra », dit Stéphane Bédard

Le leader parlementaire du Parti québécois, Stéphane BédardAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le leader parlementaire du Parti québécois, Stéphane Bédard

De son côté, le leader parlementaire du Parti québécois, Stéphane Bédard, a commenté les déclarations de François Legault, qui souhaite que la Coalition avenir Québec bénéficie d'un temps de parole bonifié à l'Assemblée nationale.

Selon lui, le chef du nouveau parti politique n'a qu'à briguer les suffrages dans la circonscription d'Argenteuil s'il veut se faire entendre.

« Je l'invite à être cohérent avec lui-même. S'il veut des temps de parole, j'imagine que c'est pour l'exercer. Alors il a une occasion en or pour l'exercer : il y a une élection partielle dans Argenteuil qui s'en vient. Je pense qu'il doit prendre l'engagement auprès de la population qu'il va se présenter et qu'il va venir exercer son droit de parole à l'Assemblée », a-t-il dit à son arrivée au caucus péquiste.

Interrogé sur la possibilité que le Parti québécois accepte de reconnaître la CAQ comme groupe parlementaire, malgré ses neuf députés, M. Bédard n'a pas voulu se commettre davantage, sous prétexte que les développements survenus sur la place publique au cours des dernières semaines ne sont pas encore entrés officiellement en vigueur. Il reviendra au président de l'Assemblée de « trancher certaines questions » à ce sujet lors de la reprise des travaux.

« Pour l'instant, on n'a pas de demande. Au moment où on se parle, l'ADQ [Action démocratique du Québec] existe encore. Il y a un chef de l'ADQ, payé selon les règles de l'Assemblée nationale, avec les budgets de l'ADQ. Alors on est comme entre deux chaises. Le caméléon n'a pas tout à fait changé de peau », a déclaré M. Bédard. « Qu'ils fassent la demande pour se transformer, et à ce moment-là on verra. »

Le leader parlementaire du Parti québécois note cependant que la situation est différente de celle qui prévalait lorsque le PQ et le PLQ ont accepté de donner un temps de parole accru à l'ADQ dans la foulée de l'élection générale de décembre 2008.

« Quand on a signé l'entente en 2009, l'ADQ avait reçu un appui populaire qui était réel. On sortait d'une élection, la population s'était prononcée. Et moi je me suis toujours assuré que la démocratie et les votes des électeurs soient représentés à l'Assemblée nationale, que ce soit pour M. Khadir ou que ce soit pour l'ADQ », conclut-il.

Quant à Pauline Marois, elle a affirmé à l'issue du caucus que le président de l'Assemblée nationale avait toute la latitude pour donner les droits de parole auxquels la CAQ pourrait avoir droit. Elle a aussi affirmé qu'elle attendait de voir la demande du parti, ajoutant que son leader parlementaire s'était montré prêt à l'entendre.

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