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Nouveaux compteurs d'électricité : l'opposition citoyenne s'organise

Des citoyens réunis à Montréal pour discuter des dangers de la pollution électromagnétique.
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une cinquantaine de personnes ont assisté mercredi soir, à Montréal, à une séance d'information de la Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique (CQLPE) sur les dangers potentiels pour la santé des nouveaux appareils qu'Hydro Québec compte installer partout dans la province.

Ces nouveaux compteurs d'électricité utilisent un système de fréquence radio qui transmet à Hydro-Québec plusieurs centaines de fois par jour des informations sur la consommation d'électricité de l'abonné.

Avec ces nouveaux compteurs sans fil, Hydro-Québec n'aura plus besoin d'accéder à la propriété de ses clients et pourra émettre les factures en fonction d'une lecture des compteurs à distance. Hydro-Québec estime qu'elle réduira ainsi ses coûts de 300 millions sur une période de 20 ans.

Or, les ondes à haute fréquence émises par l'appareil, qui s'apparentent à celles des téléphones sans fil ou des routeurs Wi-Fi, seraient à l'origine de divers malaises et problèmes de santé observés chez les êtres humains, soutient la Coalition.

D'après le porte-parole de la CQLPE, François Drouin, les effets du rayonnement électromagnétique sur la santé sont bien réels.

L'exposition prolongée à ces hautes fréquences provoquerait chez certaines personnes des maux de tête chroniques, des problèmes de santé, des palpitations cardiaques, des problèmes hormonaux, des effets promoteurs du cancer. Ces ondes affecteraient aussi la fertilité, selon la CQLPE.

L'organisme compte lancer une pétition et de faire pression sur le gouvernement et Hydro-Québec pour qu'on se penche davantage sur les dangers que représenteraient ces appareils.

Hydro-Québec, de son côté, assure que ses nouveaux appareils sont sécuritaires, qu'ils sont conformes aux normes en vigueur au Canada, et que jusqu'ici, peu de plaintes ont été portées relativement aux 20 000 compteurs intelligents déjà installés dans la province.

Des ondes controversées

Un compteur intelligent d'Hydro-QuébecAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un compteur intelligent d'Hydro-Québec

Photo : Radio-Canada

Des organisations telles que l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) et le collectif Sauvons nos enfants des micro-ondes (SEMO), ont récemment exprimé des inquiétudes quant aux effets pour la santé des émissions électromagnétiques.

L'AQLPA croit que si les compteurs répondent aux normes canadiennes, elles ne correspondraient pas aux règles européennes, qui sont beaucoup plus sévères. Selon le groupe, les normes canadiennes, « 6000 fois plus tolérantes » que celles des Européens, sont dépassées.

De plus, alors qu'Hydro-Québec assure que les compteurs n'émettent des radiofréquences que six fois par jour, le spécialiste en électromagnétisme Stéphane Bélainsky, qui travaille pour l'AQLPA, a pour sa part établi que les compteurs installés dans le cadre des trois projets pilotes en émettent en fait plus de 1440 fois par jour.

M. Bélainsky a transmis ses observations à la Régie de l'énergie. Si la Régie permet à Hydro-Québec d'aller de l'avant, plus de 3,8 millions de compteurs seront remplacés d'ici 2017.

Un refus d'installation est-il possible?

Les clients de la société auront-ils alors le droit de refuser l'installation des compteurs intelligents à leur domicile? Ce sera à la Régie de l'Énergie de le déterminer.

Aux États-Unis, certains fournisseurs d'électricité, notamment en Californie, laissent le choix à leurs abonnés de permettre ou non l'installation de tels compteurs dans leur domicile en raison des pressions exercées par l'opinion publique.

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