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Le NMQ lance un appel à la fin des divisions entre souverainistes

L'instigateur du NMQ Jocelyn Desjardins

L'instigateur du NMQ Jocelyn Desjardins

Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ), créé l'été dernier pour relancer le débat sur la souveraineté dans un cadre non partisan, a annoncé mercredi son adhésion au réseau Cap sur l'indépendance.

Ce réseau, fondé par Gilbert Paquette, ministre sous René Lévesque, regroupe 23 organismes et groupes indépendantistes comme la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, le Réseau de résistance du Québécois et le Conseil de la souveraineté du Québec.

Pour le porte-parole du NMQ, Jocelyn Desjardins, il s'agit d'envoyer ainsi un « signal clair » aux partis souverainistes pour qu'ils unissent leurs efforts, mais aussi pour une meilleure collaboration intergénérationnelle entre indépendantistes.

« Il faut que les partis s'entendent, qu'ils proposent une démarche commune vers l'indépendance. Fini le temps des tergiversations, l'unité d'action presse. Et si cette unité peut se faire chez les militants indépendantistes, il n'y a aucune raison qu'elle ne puisse se faire dans la sphère politique », plaide M. Desjardins, dont l'annonce tombe alors qu'approche le Conseil national du Parti québécois.

Jocelyn Desjardins salue comme un pas dans la bonne direction l'annonce par Pauline Marois, en début de semaine, de la création d'un comité stratégique sur la souveraineté chargé de développer un plan d'action « pour faire du Québec un pays dans les meilleurs délais ».

Mais il ne manque pas de souligner qu'à son avis, la crise au PQ déclenchée par le départ en juin dernier de Pierre Curzi, Louise Beaudoin et Lisette Lapointe n'aurait pas vu le jour si Mme Marois avait, dès le début, adoptée cette approche.

La cause avant la structure

Le NMQ se considère avant tout investi d'une mission pédagogique.

Pour relancer le débat sur la souveraineté, il a d'ailleurs tenu quatre assemblées publiques depuis sa fondation, l'été dernier, attirant quelque 450 personnes à Montréal contre une performance plus modeste à Gatineau (50), Québec (70) et Sherbrooke (50).

Jocelyn Desjardins est catégorique : il n'a aucune intention de transformer le NMQ en parti politique. Aussi, si son mouvement compte, selon lui, quelque 1500 sympathisants, il refuse de les qualifier de membres, et n'entretient pas le projet de créer pour le NMQ une structure politique permanente.

Il estime en outre qu'une cinquantaine de personnes gravitent autour des trois comités du mouvement : un comité exécutif qu'il préside, un comité contenu et un autre pour l'organisation.

« On ne veut pas envoyer l'impression qu'on veut se constituer comme un parti, sinon [les partis] vont nous voir comme une menace. C'est pour ça que nous n'avons pas de membership officiel. »

— Une citation de  Jocelyn Desjardins

Le NMQ entend néanmoins tenir le 13 février prochain une assemblée de financement, principalement pour faire de la recherche, des études et réserver des salles. Le mouvement, note-t-il, se contentait jusqu'ici de « passer le chapeau » lors des assemblées.

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