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La chef d'Attawapiskat veut un plan d'investissement

Theresa Spence au Economic Club of Canada

Theresa Spence au Economic Club of Canada

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

La chef du conseil de bande d'Attawapiskat, Theresa Spence, affirme que sa Première Nation cherche à aller de l'avant, mais ne veut ni la charité ni la mise sous tutelle du gouvernement fédéral.

« Nous ne demandons pas un chèque en blanc, mais plutôt un plan d'investissement à long terme », a-t-elle déclaré lors d'un dîner au Economic Club of Canada, mercredi à Ottawa.

La crise du logement que vit sa réserve sur la côte ouest de la baie James défraie les manchettes et alimente les débats à la Chambre des communes depuis que la chef a déclaré l'état d'urgence en octobre dernier.

Elle déplore le manque de financement que reçoit Attawapiskat. « Le niveau de financement est trop bas pour permettre d'établir un gouvernement responsable et bâtir de nouvelles infrastructures », déclare-t-elle. « Nous avons besoin d'une base solide sur laquelle bâtir et avancer et nous ne pouvons faire cela avec l'argent que nous recevons du ministère des Affaires autochtones », poursuit Mme Spence, qui ajoute que 60 % des Autochtones de sa communauté reçoivent de l'aide sociale.

Elle croit que sans un financement adéquat, la réserve d'Attawapiskat continuera toujours de revivre les mêmes problèmes.

Ma plus grande peur est qu'à la fin de toute cette histoire, rien n'aura changé.

Theresa Spence

Theresa Spence se dit toutefois surprise de l'attention qu'a reçue Attawapiskat. « Mon intention n'a jamais été de mettre dans l'embarras le Canada ou les politiciens de n'importe quel parti », affirme-t-elle.

La chef continue toutefois de s'opposer à la mise sous tutelle de sa communauté. Theresa Spence aurait aimé que le premier ministre abolisse la Loi sur les Indiens, ce que Stephen Harper ne veut pas s'engager à faire, proposant plutôt la modernisation de la loi.

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