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Le caucus du PQ sous le signe de la bonne entente retrouvée

Pauline Marois n'a que brièvement parlé aux journalistes à son arrivée au caucus.

Pauline Marois n'a que brièvement parlé aux journalistes à son arrivée au caucus.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les députés du Parti québécois se montraient optimistes, mercredi, au caucus de la formation souverainiste qui se tient à Joliette.

« Notre caucus est de bonne humeur, notre caucus est en forme! », s'est enthousiasmée la whip du parti, Nicole Léger, en début d'après-midi.

Les discussions de la matinée entre les membres du caucus ont été franches et empreintes de sérénité, a expliqué Mme Léger.

« On a vécu des moments pas faciles, je pourrais dire, ces derniers temps. Alors, on a réglé ce que l'on avait à régler. C'est derrière nous. »

— Une citation de  La whip du PQ, Nicole Léger

À deux jours du Conseil national du parti, les députés qui ont pris la peine de parler aux journalistes ont livré des messages d'unité et de loyauté envers leur chef Pauline Marois, pourtant malmenée depuis plusieurs mois par des départs en série et des attaques visant son leadership.

« Il y a un sentiment d'unité comme ça fait longtemps que je ne l'ai pas senti », a déclaré la députée Agnès Maltais, dont le projet de loi 204 sur l'amphithéâtre de Québec a marqué le coup de départ d'une série de défections dans les rangs du parti.

« On ne niera pas la réalité : il y a eu des démissions et tout. Mais là, on sent aujourd'hui que Mme Marois a traversé toutes les épreuves. C'est une dame de béton, comme elle a été nommée, bien nommée, je pense. »

— Une citation de  Agnès Maltais, députée péquiste

« Moi, ça fait longtemps que vous savez à quel point j'apprécie cette femme. Je suis fière de voir que de plus en plus de Québécois l'apprécient », affirme Mme Maltais, selon laquelle le caucus marque le jour 1 de la reconquête du pouvoir.

« J'imagine que tout le monde est rentré et a compris la raison des choses », a commenté le député de Drummond, Yves-François Blanchet. « J'ai l'impression que tout le monde a bien compris que la direction de Mme Marois est solide et qu'on peut avoir un caucus souriant, normal, qui prépare des élections, qu'on devrait se positionner pour gagner. »

Le député de Gouin, Nicolas Girard, a aussi fait l'éloge de son « excellente chef », en tentant de présenter les événements des dernières semaines sous un jour positif.

« Mme Marois a fait la démonstration assez éloquente que c'est une chef qui est capable de prendre la pression, capable de braver les tempêtes. Je pense que c'est rassurant pour les Québécois d'avoir une chef qui a autant de résilience », a-t-il affirmé.

M. Girard y est allé d'une analogie sportive pour commenter les rebondissements des derniers mois. Il a déploré qu'il y ait eu « trop de jeux individuels, pas assez de jeux collectifs ». Il faut « moins de Cammalleri et plus d'Erik Cole », a-t-il dit, faisant référence à un ex-membre et un joueur actuel du Canadien de Montréal.

La députée de Joliette s'est félicitée que le caucus se tienne dans un contexte d'« énergie renouvelée pour parler de nos idées ». Selon elle, il y aura maintenant « beaucoup moins d'interférences pour que les Québécois entendent ce qu'on a à leur dire ».

Mme Marois n'a que brièvement parlé aux journalistes. La chef péquiste, maintenant débarrassée de la menace potentielle que représentait l'ex-chef bloquiste Gilles Duceppe, a soutenu que le caucus serait « sûrement très intéressant ».

« On a une responsabilité à l'égard des Québécois. On va donc se préparer pour la rentrée parlementaire et adopter les orientations fondamentales pour bien servir les Québécois et les Québécoises », s'est-elle bornée à déclarer avant de poursuivre son chemin.

Le NMQ lance un appel à l'unité

Le Nouveau Mouvement pour le Québec, qui avait durement critiqué le PQ et son projet de gouvernance souverainiste au moment de sa création, l'été dernier, lance maintenant un appel à « l'unité d'action », à deux jours du Conseil national péquiste.

Son porte-parole Jocelyn Desjardins espère que l'adhésion annoncée mercredi du NMQ au réseau Cap sur l'Indépendance, un regroupement de groupes et organismes souverainistes, serve de « signal clair ». Lire le texte complet de l'entrevue.

L'analyste politique de Radio-Canada Pierre Duchesne souligne pour sa part que la sortie de l'ex-premier ministre Bernard Landry, qui réclame l'abandon de la stratégie de gouvernance souverainiste, ne semble pas être cautionnée par quelqu'un au sein du caucus.

Le délicat dossier des alliances stratégiques

Le caucus péquiste devrait donner lieu à des discussions sur l'opportunité de conclure une alliance stratégique avec les autres forces souverainistes présentes à l'Assemblée nationale, soit Québec solidaire, le nouveau parti Option nationale de Jean-Martin Aussant et les députés indépendants Pierre Curzi, Louise Beaudoin et Lisette Lapointe.

Interrogé peu avant un discours devant une assemblée d'étudiants dans le cadre de la semaine de la souveraineté à l'Université de Montréal, le député indépendant Pierre Curzi pesait ses mots. Se disant « ouvert à tout », il n'écarte pas un retour au PQ et plaide en faveur du rapprochement maintenant discuté ouvertement avec Québec solidaire. Lire l'entrevue complète avec Pierre Curzi.

Le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, qui clame haut et fort le bien-fondé de cette approche, a refusé de parler aux journalistes à son arrivée au caucus. Il s'est contenté de dire qu'il s'attendait à de « très bonnes discussions » avant de s'engouffrer dans la salle de conférence.

Nicolas Girard n'a cependant pas hésité à commenter la volonté de la co-chef de Québec solidaire, Françoise David, de se présenter dans la circonscription de Gouin, où il a été élu à trois reprises. M. Girard indique qu'il compte se représenter dans Gouin et dit être convaincu d'être réélu.

« Visiblement, Mme David ne partage pas le même point de vue que [le député de Québec solidaire, Amir] Khadir; je les laisse réconcilier leurs différents points de vue », a-t-il lancé.

« Il y a une main tendue à l'endroit de Québec solidaire. Visiblement, Mme David n'en veut pas, c'est son choix. Elle en discutera avec M. Khadir. »

— Une citation de  Nicolas Girard

M. Girard se dit néanmoins ouvert aux discussions au sujet d'une alliance. « Je pense que l'arrivée de la CAQ [Coalition avenir Québec] et du Parti libéral va faire en sorte que le vote des fédéralistes de droite va être divisé sur l'île de Montréal », note-t-il.

« S'il n'y avait pas eu un candidat de Québec solidaire et du Parti québécois » dans la circonscription de Laurier-Dorion aux dernières élections, « les souverainistes auraient pu ravir la circonscription à un député libéral », soutient le député de Gouin.

Le Parti québécois a confirmé la semaine dernière qu'il étudie la possibilité de conclure des alliances stratégiques, mais ces discussions exploratoires n'ont pas abouti jusqu'à présent.

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