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Obésité chez les jeunes : la grande séduction des boissons sucrées

Suzie Pellerin.

Suzie Pellerin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Sous des dehors attrayants, les boissons sucrées soulèvent un enjeu de société de taille : la santé de la jeunesse, plaide la Coalition québécoise sur la problématique du poids.

La consommation d'une seule boisson sucrée par jour augmenterait de 60 % chez les enfants le risque d'obésité, multipliant ainsi la possibilité qu'ils souffrent de problèmes de santé liés à un excès de poids comme le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires.

Mais les campagnes de sensibilisation au pays pour encourager les jeunes à diminuer leur consommation peinent à faire le poids face aux stratégies de mise en vente des fabricants, qui multiplient les déclinaisons de leurs produits en fonction de clientèles ciblées.

À preuve, selon un sondage mené par le Réseau du sport étudiant du Québec auprès de 10 000 jeunes de 13 à 17 ans, 61 % d'entre eux consomment régulièrement des boissons à saveur de fruits, 44 % des boissons gazeuses, 27 % des boissons pour sportifs et 35 %, de façon occasionnelle, des boissons énergisantes.

Consommation régulière : entre une et deux fois par semaine jusqu'à tous les jours

« Les budgets et les ressources consacrés aux campagnes de sensibilisation ne peuvent en aucun cas concurrencer le puissant marketing des fabricants de boissons sucrées. C'est pourquoi le gouvernement doit permettre aux consommateurs d'être mieux informés et protéger les plus jeunes », plaide Suzie Pellerin, directrice de la coalition qui dévoilait aujourd'hui le tome 1 d'une vaste étude sur la question.

La bataille, estime-t-elle, doit donc se jouer sur le plan de la réglementation.

La coalition recommande notamment que les boissons, telles les eaux vitaminées et certaines boissons aux fruits, ne soient plus considérées par la loi comme des produits de santé naturels, ce qui peut occulter dans l'esprit des gens la réalité de leur teneur en sucre.

Une telle mesure, déjà prise par Ottawa en octobre dernier pour les boissons énergisantes, contraindrait du même coup les fabricants à présenter un tableau de valeurs nutritives.

L'ingrédient premier c'est de l'eau et du sucre, mais on va lui donner une apparence santé en mettant de l'avant les fruits, en les illustrant, en mettant en évidence les vitamines ajoutées.

Une citation de :Suzie Pellerin, Coalition Poids

Les quantités de vitamines et de minéraux qu'on y retrouve sont en fait bien faibles, si l'on compare à l'apport des fruits.

La Coalition Poids propose aussi de revoir à la baisse le contenu maximal autorisé en caféine et de créer un groupe de travail sur le sucre qui étudie la possibilité de limiter la quantité qu'on y retrouve dans les boissons.

Elle souhaite enfin que les fabricants développent des emballages plus informatifs et qui, dans le cas des boissons énergisantes, soient sans ambiguïté : déconseillé aux moins de 18 ans.

En octobre dernier, un comité d'évaluation des répercussions des boissons énergisantes caféinées sur la santé mandaté par Santé Canada avait, en vain, proposé que ces boissons soient considérées comme une « drogue stimulante » qui ne peuvent être vendues que par les pharmaciens.

Le comité recommandait également de rendre obligatoire l'énumération des effets secondaires possibles - insomnie, anxiété, palpitations, etc. - et d'interdire la vente des boissons énergisantes aux mineurs.

Par ailleurs, en août dernier, la coalition demandait pour sa part à Québec d'instaurer une redevance sur les boissons gazeuses.

Il est difficile de connaître avec exactitude la teneur en sucre et en calories de la plupart des boissons énergisantes sur le marché, car peu de produits présentent un tableau de valeurs nutritives sur leur emballage.

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