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Pauline Marois veut remettre la souveraineté à l'avant-plan

Daniel Paillé et Pauline Marois

Daniel Paillé et Pauline Marois

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Avec la fin de la fronde contre son leadership menée par des sympathisants de Gilles Duceppe, Pauline Marois entend ramener l'unité dans son parti en remettant à l'avant-plan la quête de la souveraineté.

La chef du Parti québécois a profité d'un passage à l'Université de Montréal pour annoncer la création d'un comité stratégique sur l'avenir du Québec, en collaboration avec le Bloc québécois. Mme Marois en assurera la présidence et Daniel Paillé, chef du Bloc, la vice-présidence.

La composition du comité sera dévoilée dans les prochains jours.

« J'ai une responsabilité comme chef du Parti québécois, comme chef souverainiste. Je veux que nous remettions à l'ordre du jour notre projet de réaliser le pays, de nous donner un pays, notre Québec. C'est à ça que je vais mettre toutes mes énergies. »

— Une citation de  Pauline Marois, chef du Parti québécois, sur les ondes de la radio de Radio-Canada

Consciente du recul de l'option souverainiste, notamment depuis l'important revers subi par le Bloc québécois lors des élections fédérales du 2 mai, Pauline Marois doit remettre le projet souverainiste sur les rails, si possible avant les prochaines élections provinciales.

Le comité stratégique mettra la table en remettant à jour les études sur la souveraineté qui ont déjà été réalisées dans le passé.

Partisans du OUI lors du référendum de 1995Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Partisans du OUI lors du référendum de 1995

Photo : La Presse canadienne / RYAN REMIORZ

Historique des principales études et recherches sur la souveraineté du Québec

1990-1992 : Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec (Commission Bélanger-Campeau)

Créée en 1990 sur ordre du gouvernement de Robert Bourassa après l'échec du Lac-Meech, cette commission de 36 membres, dirigée par Michel Bélanger et Jean Campeau, avait pour mandat d'étudier le statut constitutionnel du Québec et les options qui s'offraient à lui dans le contexte du rejet de l'accord.

Une vingtaine d'études sur l'avenir du Québec ont été effectuées pour le compte de la commission qui a également reçu plus de 600 mémoires sur les options politiques s'offrant au Québecois, dont la souveraineté.

1995 : Études pré-référendaire sur la souveraineté du Québec

Après l'accession au pouvoir du gouvernement péquiste de Jacques Parizeau, en 1994, ce dernier confie à son ministre délégué à la Restructuration Richard Le Hir le mandat de piloter la tenue d'une série d'études sur la faisabilité de la souveraineté du Québec.

Cette série d'études, réalisées au coût de 3 millions de dollars, avait été plus tard critiquées par M. Le Hir lui-même.

La réalisation de ces études avait aussi été montrée du doigt par le Vérificateur général du Québec en raison d'irrégularités financières et d'abus de confiance.

M. Le Hir, qui est 1998 se déclara fédéraliste, est depuis redevenu souverainiste.

2002 : Remise à jour des études de la commission Bélanger-Campeau

Le premier ministre péquiste Bernard Landry, qui succède à Lucien Bouchard, mandate l'ex-recteur de l'UQAM Claude Corbo pour revoir, trier et actualiser au besoins les études sur la souveraineté réalisées pendant les travaux de la Commission Bélanger-Campeau.

L'opération se termine par l'actualisation de 48 études, soit l'équivalent de 3800 pages, publiées par Claude Corbo dans une quasi-indifférence populaire.

2005 : Budget de l'an 1 d'un Québec souverain

Au printemps 2005, le Parti québécois est relégué aux bancs de l'opposition depuis la victoire électorale des libéraux de Jean Charest, en avril 2003.

François Legault, qui est alors porte-parole du PQ en matière de Finances, présente une étude qui conclue qu'un Québec souverain réussirait à dégager un surplus budgétaire de 14 à 17 milliards de dollars lors des cinq premières années de son indépendance.

Cette étude, qui s'inspirait des travaux de la commission Bélanger-Campeau et des études commandées par Richard Le Hir à la veille du référendum de 1995, a été sévèrement malmené par le camp fédéraliste qui l'a qualifiée de « jovialiste » et « fantaisiste ».

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