•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Qu'on passe à autre chose! », plaide Pauline Marois

La chef péquiste Pauline Marois

La chef péquiste Pauline Marois

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au lendemain de l'annonce du retrait de Gilles Duceppe de la vie politique, la chef péquiste Pauline Marois dit espérer que son leadership cessera d'être contesté.

Le Parti québécois, dit-elle, doit apparaître comme une solution de rechange au gouvernement libéral de Jean Charest et remettre à jour le projet de réaliser l'indépendance du Québec.

« Moi, j'espère que c'est derrière nous, que maintenant on va s'enligner [...] sur offrir des réponses à la population québécoise pour les travailleurs, les familles, les personnes âgées », a-t-elle dit lundi matin, lors d'une entrevue accordée à l'émission C'est bien meilleur le matin de la radio de Radio-Canada.

« J'espère que tous les débats qu'on a faits autour de mon leadership, c'est terminé. Qu'on passe à autre chose. »

— Une citation de  Pauline Marois

« Je veux que nous remettions à l'ordre du jour notre projet de réaliser le pays, de nous donner notre pays, notre Québec. C'est à ça que je vais mettre toutes mes énergies », a-t-elle ajouté, à quelques heures d'un discours qu'elle devait prononcer devant le Mouvement des étudiants souverainistes de l'Université de Montréal.

En fin de matinée, Mme Marois a aussi annoncé la création d'un « comité stratégique sur l'avenir du Québec », qu'elle présidera. Le nouveau chef du Bloc québécois, Daniel Paillé, sera le vice-président de ce comité, dont les autres membres seront annoncés ultérieurement.

Au sujet d'une éventuelle alliance avec les autres forces souverainistes de l'Assemblée nationale, Mme Marois s'est faite circonspecte. « Je crois qu'on doit explorer toutes les avenues, cette avenue est en train d'être analysée et on verra en bout de piste quelles sont les conclusions que l'on peut tirer de ça. Pour l'instant, nous sommes en exploration », s'est-elle bornée à dire.

Revenant sur les événements qui secouent le parti depuis plusieurs mois, Mme Marois a admis avoir fait une erreur dans le dossier de l'amphithéâtre de Québec. « Je l'ai dit : je regrette surtout d'avoir présenté nous-mêmes le projet de loi, alors qu'on aurait pu l'appuyer sans nécessairement en prendre la responsabilité. D'accord? », a-t-elle reconnu.

« Mais en même temps, on ne peut pas juger quelqu'un, on ne peut pas me juger sur un geste, qui est une erreur, dans une conjoncture comme celle dans laquelle on était alors que... on doit me juger sur l'ensemble de l'oeuvre », a-t-elle plaidé. « Je crois que dans ce sens-là, la réaction a été complètement démesurée, avec d'autres raisons derrière qui pourraient expliquer le départ de quelques-uns de mes collègues. »

« Duceppe est un homme intègre »

Pauline Marois a aussi cherché à se montrer magnanime, en prenant la défense de l'ex-chef du Bloc québécois qui, encore la semaine dernière, faisait savoir par des membres de sa garde rapprochée qu'il était prêt à diriger le Parti québécois.

« Nonobstant ce qui est arrivé avec Gilles Duceppe, je considère que c'est un grand souverainiste et je considère que lorsqu'on l'attaque, on attaque un peu une partie de ce que nous sommes aussi », a commenté Mme Marois.

« M. Duceppe est un homme intègre, un homme de bonne foi, et c'est à lui maintenant de faire la démonstration des décisions qu'il a prises en respectant les règles de la Chambre des communes », a-t-elle ajouté lors d'un point de presse tenu en fin de matinée à l'Université de Montréal.

M. Duceppe a annoncé dimanche qu'il lui était impossible « d'envisager un retour en politique active » à l'heure actuelle, afin de pouvoir se « consacrer entièrement à défendre [son] intégrité et à rétablir [sa] réputation », ternie par un article publié samedi par le quotidien La Presse.

Le quotidien montréalais a rapporté que le Bloc québécois avait payé pendant des années le salaire de son directeur général et celui d'une conseillère à même le budget accordé par la Chambre des communes pour le fonctionnement de son cabinet à Ottawa, ce qui contreviendrait aux règles du Parlement.

Interrogée sur la possibilité que des membres de son entourage aient joué un rôle dans cet article, Mme Marois a répliqué : « Je démens complètement cela. Je ne connais pas le fonctionnement interne du Bloc québécois, la façon dont ils géraient leur budget ou quoi que ce soit, et ni mon équipe. Dans ce sens-là, je vous assure que nous n'y sommes pour rien. »

La chef péquiste a noté que le directeur général du Parti québécois est payé par le parti.

Sur les ondes d'une radio privée de Montréal, Mme Marois a d'ailleurs tendu la main à Gilles Duceppe. « On a besoin de tous les joueurs », a-t-elle déclaré sur les ondes du 98,5 FM, en soulignant que l'ex-chef bloquiste était un homme solide, dont l'expérience et la connaissance du Canada sont des atouts pour les souverainistes.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !