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Sereine et combative, Pauline Marois présente un nouveau candidat

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Le Dr Réjean Hébert et la chef du PQ, Pauline Marois

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La chef du Parti québécois (PQ), Pauline Marois, a présenté dimanche le Dr Réjean Hébert, un nouveau candidat en vue de la prochaine campagne électorale.

Le spécialiste en gériatrie et ex-doyen de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, portera les couleurs péquistes en Estrie. Il ne s'agit pas de sa première incursion dans le monde de la politique. Le Dr Hébert s'était porté candidat en 2008 dans la circonscription de Saint-François, mais il avait été défait par la ministre sortante, la libérale Monique Gagnon-Tremblay.

Pour Mme Marois, la candidature du Dr Hébert est prestigieuse. « C'est un spécialiste de grande renommée, compétent, rigoureux et un homme passionné. Depuis 25 ans, il place les aînés au coeur de son travail et de ses préoccupations », a rappelé la chef.

« Le Dr Hébert et moi partageons une conviction au sujet de notre système de santé. Si le Québec ne prend pas le virage du soutien des soins à domicile, nous foncerons droit dans un mur [...] Nous devons aussi humaniser la façon dont nous nous occupons de nos ainés. Nous devons les aider à vivre le plus longtemps possible chez eux en assurant des soins de qualité, variés et accessibles. »

— Une citation de  Pauline Marois

Pas de salve contre Gilles Duceppe...

Pauline Marois a par ailleurs retenu ses coups envers Gilles Duceppe, dimanche, au lendemain de révélations potentiellement incriminantes pour l'ancien chef du Bloc.

Mme Marois s'est en effet abstenue de tout commentaire sur la controverse entourant Gilles Duceppe. Selon les révélations de La Presse, l'ancien chef du Bloc québécois a payé pendant des années le salaire du directeur général du parti et celui d'une conseillère à même le budget accordé par la Chambre des Communes pour le fonctionnement de son cabinet à Ottawa. « Je connais Gilles Duceppe comme un homme intègre et un homme qui agit de bonne foi », a-t-elle simplement répondu.

La chef du Parti québécois a même renouvelé son invitation à Gilles Duceppe de s'impliquer au sein de sa formation politique.

« Les souverainistes ont besoin de s'unir derrière notre objectif, qui est de se donner un pays. »

— Une citation de  Pauline Marois

... mais un tir en direction de la CAQ

Mme Marois n'a pas manqué de lancer une flèche vers le chef de la Coalition avenir Québec. Elle invite François Legault à infléchir dès maintenant son programme en santé. « Plutôt que de donner 500 millions de dollars de plus aux médecins, entendons-nous plutôt pour investir dans les soins à domicile pour nos aînés », a-t-elle affirmé.

Interrogée sur les résultats du vote sur la fusion entre l'Action démocratique du Québec et la Coalition avenir Québec, Mme Marois a indiqué que le faible taux de participation ne démontrait pas un très grand appui à cette nouvelle formation politique.

Les membres de l'ADQ ont voté dans une proportion de 70,5 % en faveur de la fusion avec la CAQ. Le taux de participation des 2500 membres n'a pas excédé les 54 %.

Combative et sereine

Le Dr Hébert a souligné que le PQ conjugue les valeurs qu'il souhaite mettre de l'avant, soit la solidarité, la responsabilité face aux citoyens et futures générations, l'intégrité, l'audace, ainsi que la souveraineté.

« Pauline Marois est une femme compétente, une femme énergique et déterminée qui allie solidarité et responsabilité. J'ai le goût de servir le Québec et la région de l'Estrie. J'ai le goût de servir le Québec avec le Parti québécois et Pauline Marois. »

— Une citation de  Dr Réjean Hébert

Dans un contexte d'incertitude sur la question de son leadership, Pauline Marois a réitéré une fois de plus dimanche qu'elle comptait demeurer à la tête de sa formation.

Elle se dit par ailleurs combattive et sereine devant le Conseil national du PQ qui aura lieu la fin de semaine prochaine. Répondant à une question à savoir si elle était prête à faire face à un vote de confiance, Mme Marois a déclaré qu'il revenait aux militants de décider d'en tenir un ou non. Elle a rappelé que les délégués péquistes lui ont accordé leur confiance dans une proportion de 93 % au dernier Congrès national du Parti québécois en avril.

Avec les informations de La Presse canadienne

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