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Violence conjugale : un projet-pilote de Shawinigan fait des petits

Journée de commémoration et d'action pour contrer la violence envers les femmes

Journée de commémoration et d'action pour contrer la violence envers les femmes

Photo : iStock Photo

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un projet-pilote implanté à Shawinigan il y a deux ans en vue de contrer la violence conjugale s'étend à Trois-Rivières.

Ce projet vise la coordination des actions des différents partenaires : la police, les centres d'aide aux victimes, les procureurs de la Couronne ainsi que les organismes qui travaillent avec les hommes violents.

Il a vu le jour en avril 2010 et a pour objectif d'assurer un meilleur échange d'informations entre les organismes et de coordonner les actions de ces derniers en cas de risques élevés pour la sécurité des femmes et des enfants.

Auparavant, il s'échangeait des informations, mais il était difficile pour tous les intervenants de parler le même langage.

Depuis deux ans, les actions vont beaucoup plus loin. Des interventions sont planifiées pour des cas bien précis, par exemple.

Chaque année, une centaine de femmes sont accueillies à La Séjournelle, une maison d'accueil où les victimes de violence peuvent séjourner de deux jours à trois mois, dans les cas les plus graves.

La directrice de La Séjournelle, Denise Tremblay, explique le projet-pilote en citant le cas d'une femme dont le conjoint s'apprêtait à sortir de prison après avoir purgé une peine pour violence conjugale. L'homme présentait un haut risque de récidive.

« La victime va se réfugier dès la sortie de monsieur de prison. On va assurer une sécurité immédiate. Dès qu'il y aura un non-respect des conditions, les policiers vont s'activer, le procureur de la Couronne va traiter le non-respect des conditions et les services correctionnels feront leur travail. Avant, il fallait attendre le non-respect des conditions, prévenir les policiers et ils nous demandaient pourquoi il est dangereux. Maintenant, nous n'avons plus à faire cette preuve. Le système est prêt », explique-t-elle.

Des demandes d'aide financière ont été faites au gouvernement du Québec pour assurer la suite du projet. On souhaite obtenir 700 000 $ pour les 12 mois de l'exercice financier commençant le 1er avril afin de maintenir le service à Shawinigan et à Trois-Rivières, et pour l'étendre à deux autres régions du Québec.

Éventuellement, on souhaite que cette coordination des organismes contre la violence conjugale soit élargie à tout le Québec.

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