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Un jardinier illusionniste pour séduire les femelles

Le nid d'un jardinier à nuque rose

Le tunnel de l'amour tel que conçu par un mâle de l'espèce jardinier à nuque rose

Photo : Université Deakin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le mâle du Jardinier à nuque rose, un oiseau endémique d'Australie, a recours à une technique bien spéciale pour séduire la femelle: l'illusion d'optique.

Les biologistes Laura Kelley et John Endler, de la Deakin University, expliquent que le volatile décore l'endroit où il fait sa cour de manière à créer une illusion visuelle. Ainsi, pour attirer les femelles, le mâle rassemble d'abord des os, des coquillages, des pierres et d'autres objets gris appelés collectivement gesso.

Jardinier à nuque roseAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jardinier à nuque rose

Photo : University Deakin

Il passe ensuite des heures à aménager avec soin ce tapis jumelé à un couloir formé de deux parois de treillis de tiges. Fait important : monsieur place les gros éléments du gesso plus loin de l'entrée du couloir que les petits.

Comme les objets apparaissent normalement plus petits à distance, l'arrangement du tapis crée l'illusion que les objets ont à peu près la même taille et que l'espace est donc plus petit qu'il ne l'est en réalité.

Le temps venu, lorsqu'une femelle se présente, le mâle prend des objets colorés tels qu'un fruit, et les présente à l'objet de sa flamme.

Les observations des chercheurs montrent que ces efforts du mâle sont récompensés, car les femelles auraient tendance à choisir les mâles dont la décoration produit la meilleure illusion.

Ces résultats ne permettent d'établir clairement le lien entre l'illusion et succès de l'accouplement. Il se pourrait qu'un gesso uniforme permette aux femelles de mieux voir la couleur des objets présentés par les mâles.

Selon les chercheurs, ces travaux laissent penser que d'autres espèces peuvent également produire des illusions d'optique dans le cadre de leurs comportements amoureux.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Science.

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