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Rio Tinto Alcan contrevient aux dispositions anti-briseur de grève à l'usine Alma

Des syndiqués en lock-out de l'aluminerie Alma
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'enquête du ministère du Travail conclut que Rio Tinto Alcan a utilisé les services d'un briseur de grève depuis le début du lock-out décrété le 1er janvier à l'aluminerie Alma.

Le Syndicat des travailleurs de l'aluminerie Alma accusait la compagnie d'utiliser des briseurs de grève pour poursuivre les opérations à l'usine.

Selon les enquêteurs qui se sont rendus sur les lieux, une seule personne, un coordonnateur, a été embauchée après le 2 octobre 2011, durant la période comprise entre le début des négociations et le lock-out.

Le travailleur a déclaré aux inspecteurs avoir transporté des anodes depuis le début du conflit. Ces tâches sont habituellement accomplies par les syndiqués en lock-out.

Le ministère du Travail a entrepris son enquête le 3 janvier dernier, à la suite des allégations du syndicat. Trois inspecteurs du ministère du Travail, accompagnés de six représentants syndicaux et de représentants de Rio Tinto Alcan ont visité l'aluminerie d'Alma pour voir s'il y avait des briseurs de grève.

Par ailleurs, le rapport précise que les informations recueillies ne permettent pas de considérer que des salariés d'une autre usine de Rio Tinto Alcan seraient venus travailler à l'aluminerie d'Alma.

Cinq travailleurs d'autres établissements de la compagnie ont effectué du travail à Alma, mais avant le début du lock-out et ont quitté l'usine en hélicoptère le matin du premier janvier.

En ce qui concerne l'opération de mise en sécurité des cuves inopérantes effectuée par des employés d'un sous-traitant, les enquêteurs établissent que même si les tâches de nettoyage sont normalement réalisées par des employés en lock-out, le Code du travail prévoit une exception permettant à l'employeur de prendre les moyens de protéger ses équipements.

Rio Tinto Alcan va contester le rapport

Réagissant au rapport du ministère du Travail, la porte-parole de Rio Tinto Alcan, Claudine Gagnon, soutient que la compagnie a agi en conformité avec les lois et règlements.

« L'employé dont il est question dans le rapport a été embauché dans les délais légaux », affirme Mme Gagnon.

La compagnie a déposé une requête pour contester les conclusions du rapport d'inspection.

« Bonne nouvelle », dit le syndicat

Par ailleurs, le Syndicat des travailleurs de l'aluminerie Alma est satisfait du rapport des inspecteurs du ministère du Travail. « Un seul briseur de grève, c'est un de trop », souligne Marc Maltais.

Le syndicat continue de prétendre qu'il y a d'autres cas de briseurs de grève à l'intérieur de l'usine Alma. Il va porter plainte à la Commission des relations du travail pour faire la lumière sur l'infraction au Code du travail relevée lors de l'enquête.

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