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Pauline Marois : « Je vais assumer mes responsabilités jusqu'au bout »

La chef péquiste Pauline Marois

La chef péquiste Pauline Marois

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La chef péquiste a réaffirmé sa détermination à demeurer en poste, malgré la crise qui secoue son parti à propos de son leadership, à l'occasion d'une conférence de presse pour annoncer que l'environnementaliste Daniel Breton défendra les couleurs péquistes lors d'une éventuelle élection générale.

« J'aimerais d'entrée de jeu mettre les choses au clair, puisque c'est sûrement une question qui vous préoccupe. M. Duceppe a dit qu'il avait confiance de me voir prendre les bonnes décisions. Alors ma décision, elle est prise; je vais assumer mes responsabilités jusqu'au bout comme chef du Parti québécois », a-t-elle dit.

« Cela consiste à pouvoir offrir une alternative de gouvernement aux Québécois, présenter une équipe solide, prête à gouverner, une équipe d'hommes et de femmes de conviction », a poursuivi Pauline Marois.

« J'ai l'appui d'une vaste majorité des membres du Parti québécois et j'ai l'intention de diriger le Parti québécois à la prochaine élection. »

— Une citation de  Pauline Marois

La chef péquiste avait jusqu'ici refusé de commenter les rumeurs entourant l'intérêt de l'ex-leader du Bloc québécois Gilles Duceppe pour lui succéder à la tête du parti.

Mme Marois a confirmé qu'elle avait parlé à M. Duceppe cette semaine. « Il m'a dit la même chose qu'à vous. Vous avez sa phrase enregistrée, à savoir que c'était aux membres du Parti québécois et à sa chef de prendre la meilleure décision, et qu'il avait confiance que j'allais la prendre », a-t-elle relaté.

La chef péquiste a ajouté, comme elle le fait fréquemment depuis le début de la crise qui secoue le parti, qu'elle avait un « appui massif de la part des membres du Parti québécois, de la part de [sa] députation ».

« Quant à moi, j'ai le goût de servir le Québec, à travers le Parti québécois et comme chef du Parti québécois. »

— Une citation de  Pauline Marois

Mme Marois a refusé de commenter la possibilité qu'un débat d'urgence sur son leadership ait lieu lors du Conseil national du parti, qui aura lieu du 27 au 29 janvier. « Il n'y a pas actuellement de proposition en ce sens-là », a-t-elle laissé tomber.

« L'urgence, à ce moment-ci, c'est de se pencher justement sur ce que l'on va présenter comme programme électoral. Nous avons déjà élaboré un certain nombre d'idées, qui concerne les travailleurs, les personnes âgées, les familles », a-t-elle dit.

Lorsqu'un journaliste lui a demandé si elle espérait que le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, cesse de faire des sorties publiques, la chef péquiste a eu cette réponse brève : « J'ai entendu M. Drainville ce matin. Je lui ai d'ailleurs envoyé un petit message, et je trouvais que c'était plutôt bon, [...] cette intervention faisant l'appel à l'unité. »

Un autre candidat à présenter dimanche

Le PQ présentera dimanche matin un nouveau candidat en vue de la prochaine campagne électorale. Selon les sources du journaliste Pierre Duchesne, il s'agirait du Dr Réjean Hébert, spécialiste en gériatrie et ex-doyen de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke.

Une semaine mouvementée pour le PQ

À une semaine du Conseil national du Parti québécois, le leadership de Mme Marois a été ouvertement contesté cette semaine par des membres du groupe Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ Libre).

Marc Laviolette et Pierre Dubuc, deux ténors de ce club politique de gauche, qui a été exclu du PQ par Pauline Marois en mars 2010, claironnent haut et fort que la chef péquiste doit démissionner. M. Laviolette affirme que Gilles Duceppe est « l'homme de la situation ».

L'ex-chef bloquiste utiliserait depuis peu des membres loyaux de son entourage pour faire savoir à des députés et à des organisateurs politiques qu'il est prêt à succéder à Mme Marois.

Interrogé à ce sujet, M. Duceppe s'est borné à dire qu'il avait « confiance que les militants et Pauline Marois [sauraient] prendre la bonne décision qu'il faut pour le parti et l'avenir à leur Conseil national ».

L'ex-bloquiste Suzanne Tremblay invite Gilles Duceppe à rester chez lui

Aux yeux de l'ancienne députée bloquiste Suzanne Tremblay, son ancien chef n'est pas le sauveur du PQ. « Gilles n'a pas sa place au PQ », tranche l'ex-parlementaire de Rimouski. « Gilles n'a pas du tout sa place au Québec. Il ne connaît pas du tout la politique du PQ et il ne peut pas, à mon avis, venir au Québec », a-t-elle déclaré en entrevue à la radio de Radio-Canada à Matane.

Ce nouveau développement se produit au moment où le parti est plongé dans un débat sur l'opportunité de conclure une alliance avec les autres forces souverainistes de la province, qu'il s'agisse de Québec solidaire, d'Option nationale ou des députés souverainistes qui siègent à titre d'indépendant.

Cette idée a été défendue avec insistance cette semaine par Bernard Drainville. Le député de Marie-Victorin est revenu à l'avant-plan de l'actualité samedi dernier lorsqu'il a déclaré au quotidien Le Devoir qu'il craignait la disparition du Parti québécois.

« Je pense que Mme Marois a tout ce qu'il faut pour réussir à faire l'unité et j'invite M. Duceppe à venir nous aider à faire cette unité » a déclaré jeudi Bernard Drainville.

Son confrère de Verchères, Stéphane Bergeron, s'est montré circonspect lorsqu'il a été interrogé sur l'avenir de Pauline Marois à la tête du parti.

« C'est à elle de déterminer si elle a la marge de manoeuvre requise pour continuer son travail. Je n'ai aucun contrôle sur la décision qu'elle prendra : si elle décide de rester, on composera avec le fait qu'elle reste, et si elle décide de partir, nous devrons composer avec le fait qu'elle décide de partir », a-t-il affirmé.

Mercredi, les présidents péquistes de la Montérégie se sont réunis pour préparer le Conseil national. Selon les sources de Radio-Canada, seulement 4 circonscriptions sur 14 se sont rangées ouvertement derrière la chef.

En Mauricie, la Table régionale du parti québécois a pour sa part publié un communiqué pour confirmer son appui à Pauline Marois.

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