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Affaire Ian Davidson : l'autopsie préliminaire confirme la thèse du suicide

sortie du corps
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le résultat préliminaire de l'autopsie pratiquée sur le corps de l'ex-agent du renseignement criminel du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) Ian Davidson confirme la thèse du suicide.

Le policier à la retraite, soupçonné d'avoir tenté de vendre des informations à la mafia, a été retrouvé sans vie dans un hôtel de Laval, mercredi.

Selon des informations obtenues par le journaliste Alain Gravel, sa conjointe et sa fille de 10 ans l'avaient accompagné au Best Western Châteauneuf de Laval pour tenter de le mettre en sécurité. Elles ont toutes deux passé la nuit avec lui.

Sa femme a quitté les lieux tôt, mercredi matin, pour aller reconduire sa fille à l'école. Elle a par la suite alerté les policiers parce qu'elle ne recevait pas de nouvelles de son mari.

Rappelons que Ian Davidson avait été prévenu mardi soir, par les policiers, que son identité serait révélée le lendemain matin dans un quotidien montréalais.

Selon la version du SPVM obtenue par Alain Gravel, aucune menace documentée n'avait été proférée contre le sergent-détective à la retraite. Chose certaine, sa famille craignait suffisamment pour sa sécurité pour le mettre en toute hâte à l'abri dans une chambre d'hôtel.

Soupçonné d'avoir tenté de vendre à la mafia la liste des informateurs de la police infiltrés dans les rangs du crime organisé, Ian Davidson a été appréhendé à l'aéroport Montréal-Trudeau en octobre dernier alors qu'il tentait de quitter le pays à destination du Costa Rica. Il avait en sa possession un ordinateur qui contenait des informations policières dites « sensibles ».

En dépit de la gravité de la situation, aucune accusation n'avait à l'époque été portée contre l'ex-policier, qui avait pu retrouver sa liberté.

De profondes répercussions dans les rangs de la police

Cette affaire a certes eu des répercussions importantes dans les rangs du SPVM.

Selon la journaliste judiciaire Isabelle Richer, des centaines d'informateurs de la police, inquiets pour leur sécurité, se demandent depuis le début de la semaine si le secret qui entoure leur identité a pu être éventé alors que Ian Davidson tentait de vendre leurs noms au crime organisé.

Les autorités policières assurent que la mafia n'a pas mis la main sur les informations.

Plusieurs policiers à qui a parlé Isabelle Richer rapportent de nombreux appels de leurs sources qui sont extrêmement préoccupées par cette brèche dans la sécurité des renseignements au SPVM.

Selon certains d'entre eux, la crédibilité des forces policières a été entachée pour longtemps. Les policiers, qui ont tenu à garder l'anonymat, estiment qu'il leur sera désormais plus difficile de recruter des informateurs sérieux à qui ils doivent garantir une totale confidentialité.

D'autres policiers, qui ont contacté nos journalistes sous le couvert de l'anonymat, s'interrogent par ailleurs sur la façon dont ce dossier a été mené par le SPVM, la SQ et la GRC qui ont collaboré dans cette affaire.

Plusieurs se demandent comment on a pu laisser filtrer cette information dans les médias sans fournir de protection ni surveiller Ian Davidson.

D'autres s'interrogent aussi sur le fait qu'aucune accusation n'ait été portée contre Ian Davidson après son arrestation en octobre, à l'aéroport Montréal-Trudeau, en possession d'informations dites « sensibles ».

Plusieurs personnes s'étonnent aussi que ceux qui ont réussi à coincer M. Davidson ne l'aient pas mis aux arrêts immédiatement pour éviter toute nouvelle fuite de renseignements.

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