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Embargo européen sur le pétrole iranien : pas encore d'entente

Le complexe pétrochimique de Nouri, en Iran (archives)

Le complexe pétrochimique de Nouri, en Iran (archives)

Photo : AFP / ATTA KENARE

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les ambassadeurs des 27 pays membres de l'Union européenne ne sont pas parvenus à s'entendre jeudi sur les détails d'un embargo pétrolier visant l'Iran, rapporte Reuters.

Aucune entente n'a pu être conclue sur la date d'entrée en vigueur de cet embargo. L'idée de la présidence danoise de la fixer au 1 er juillet n'a pas été retenue.

La Grèce réclame plus de temps, tandis que d'autres pays souhaitent plutôt une mise en oeuvre plus rapide.

Selon deux diplomates interrogés par l'agence britannique, l'objectif de parvenir à une décision finale lundi, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept, reste cependant le même.

Un éventuel embargo pétrolier doit nécessairement entrer en vigueur après un délai de carence devant permettre d'exécuter certains contrats existants. Plusieurs pays doivent aussi sécuriser d'autres sources d'approvisionnement.

Un embargo sur le pétrole iranien pourrait faire mal à la République islamique, dans la mesure où 18 % de l'or noir qu'elle produit est achetée sur le Vieux Continent.

Pour l'UE, cela représente 5,8 % du pétrole brut importé en 2012, soit 30,3 millions de tonnes, selon la Commission européenne

Cela équivaut à 14,6 % des importations en Espagne, à 14 % en Grèce et à 13,1 % en Italie. Ces trois pays vivent actuellement de graves problèmes économiques.

L'Iran dit vouloir la paix

De passage en Turquie, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a déclaré dans un entretien à la chaîne privée NTV que son pays n'a jamais tenté de bloquer détroit d'Ormuz, par lequel transite 35% du pétrole transporté par voie maritime dans le monde.

« De son histoire, l'Iran n'a jamais tenté d'empêcher, de faire des obstacles sur cette route maritime importante », a-t-il dit.

Cependant, fin décembre, Téhéran a menacé de fermer le détroit pour riposter contre les sanctions adoptées ou envisagées par les pays occidentaux pour empêcher les exportations pétrolières de l'Iran, afin de forcer les Iraniens à renoncer à leur programme nucléaire controversé.

L'affaire a déclenché une guerre de mots avec l'administration Obama, qui a fait savoir qu'elle ne tolérerait pas un tel blocage.

« Nous voulons la paix et la stabilité dans la région [...] Mais les Américains, qui sont à 12 000 milles de cette zone, veulent diriger certains pays de notre zone », a souligné le ministre Salehi. « J'en appelle à tous les pays de la région, s'il vous plaît ne vous laissez pas entraîner dans une position dangereuse ».

Plus tôt cette semaine, l'Arabie saoudite, premier producteur mondial de pétrole, a soulevé la colère de l'Iran en déclarant qu'elle pourrait rapidement accroître sa production pour compenser les effets néfastes d'un éventuel embargo.

Le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a quant à lui voulu jouer le rôle de médiateur dans ce conflit, en rappelant que « les deux parties [l'Iran et les Occidentaux] ont exprimé leur volonté de se rencontrer et de redémarrer les discussions » interrompues depuis un an.

« Maintenant, il appartient à ces parties de décider du lieu et du temps » de ces négociations, a-t-il souligné lors d'une conférence de presse avec M. Salehi. Le ministre Davutoglu a par ailleurs réaffirmé que la Turquie, un allié américain aussi membre de l'OTAN, était prête à les accueillir.

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a soutenu mercredi qu'il était « primordial d'être sûr que l'approvisionnement énergétique puisse continuer de passer » par le détroit d'Ormuz.

« Je voudrais insister sur le fait que les autorités iraniennes ont le devoir de se comporter comme des acteurs internationaux responsables », a dit le secrétaire général de l'alliance militaire.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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