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Syrie : un rapport « décisif » attendu

Les observateurs de la Ligue arabe lors d'une rencontre avec des Syriens le 17 janvier 2012.

Les observateurs de la Ligue arabe lors d'une rencontre avec des Syriens le 17 janvier 2012.

Photo : AFP/SANA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef des observateurs de la Ligue arabe dépêchés en Syrie doit remettre jeudi un rapport « décisif » pour la poursuite de sa mission, de plus en plus critiquée pour son incapacité à endiguer les violences qui se poursuivent depuis la mi-mars.

« Nous sommes dans une étape charnière, car le chef de la mission [le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi] va remettre son rapport », a déclaré le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Ahmed ben Helli, cité par l'agence officielle du Qatar.

Le Comité ministériel de la Ligue arabe examinera samedi ce rapport qualifié par Ahmed ben Helli de « décisif ». Réuni au Caire, le comité devra « évaluer » le niveau de coopération du régime du président Bachar Al-Assad avec la mission des observateurs. Il présentera ensuite ses recommandations à l'ensemble des ministres des Affaires étrangères, qui se réuniront le lendemain.

Malgré l'engagement du gouvernement syrien à soutenir la mission, Ahmed ben Helli souligne l'existence de « difficultés concernant leur accès aux zones chaudes », ajoutant que « deux observateurs ont été blessés dans une attaque » et que des voitures de la mission ont été « endommagées ».

Un observateur de la Ligue arabe a d'ailleurs décidé de quitter le pays la semaine dernière, qualifiant la mission de « farce » et estimant que les observateurs « ont été dupés ». Anouar Malek a affirmé ne pas avoir été en mesure d'empêcher « les scènes d'horreur » et a accusé du même coup le régime de Damas de rendre les observateurs complices de la répression.

Selon lui, les violences se poursuivent, les chars ne sont pas retirés des rues, les francs-tireurs continuent de tirer sur des civils, des prisonniers sont torturés et les médias étrangers ont toujours l'interdiction de circuler librement dans le pays.

Les premiers observateurs de la Ligue arabe sont arrivés à Damas le 26 décembre pour vérifier si le régime de Damas respecte le plan de sortie de crise élaboré par l'organisation panarabe et accepté par le président syrien. Le protocole prévoit l'arrêt des violences, la libération des détenus, le retrait de l'armée des villes et l'amorce d'un dialogue entre le pouvoir et l'opposition.

Selon l'Organisation des Nations unies, le soulèvement populaire contre le régime de Damas a fait plus de 5000 morts en sol syrien depuis la mi-mars, dont 400 depuis le début de la mission arabe.

Nouvelles violences

Quatre militants ont été tués par balles jeudi dans une embuscade tendue par les forces syriennes dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest du pays, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

À Homs, bastion de la contestation du régime de Bachar Al-Assad, un civil a été tué et sept autres ont été blessés dans un bombardement aux obus de mortier dans le quartier Bab Houd, a ajouté l'OSDH.

Entre-temps, plusieurs dizaines de chars et de véhicules blindés des forces syriennes qui encerclaient la localité de Zabadani, à 30 km au nord-ouest de la capitale, se sont retirés mercredi après avoir conclu un cessez-le-feu avec les insurgés, selon un haut responsable de l'opposition, Kamal al-Labouani.

Des vivres ont recommencé à affluer vers la ville, a-t-il ajouté, tout en prévenant que « peut-être ne se sont-ils retirés que le temps de remplacer les soldats qui hésitaient à prendre la ville d'assaut ».

« L'attaque sur Zabadani pourrait reprendre à tout moment », a-t-il souligné, expliquant qu'elle aurait débuté vendredi, après une série de manifestations contre le régime du président Bachar Al-Assad.

Les médias officiels n'ont toutefois fait mention d'aucun cessez-le-feu ni d'aucune attaque dans cette ville.

Avec les informations de Agence France-Presse

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