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L'Amazonie pourrait perdre son titre de poumon de la planète

La forêt amazonienne au Brésil

La forêt amazonienne au Brésil

Photo : alessandroiryna, iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Considérée jusqu'à maintenant comme un rempart contre le réchauffement climatique, l'Amazonie pourrait devenir un émetteur net de gaz à effet de serre en raison de la déforestation, selon une étude publiée mercredi dans la revue scientifique Nature.

Longtemps appelé le poumon de la planète, le bassin amazonien serait aujourd'hui « en transition », expliquent les chercheurs.

En un demi-siècle, la population de la région de l'Amazonie au Brésil est passée de 6 à 25 millions de personnes, ce qui a provoqué une diminution des surfaces forestières au profit de la production de bois et de l'agriculture.

« À cause de la déforestation, le bilan net du bassin de l'Amazone tend à passer de possible puits net de carbone à la fin du 20e siècle à source nette », peut-on lire dans l'étude.

Les forêts comme celle de l'Amazonie jouent un rôle clé dans la lutte contre le réchauffement climatique, car leurs arbres absorbent naturellement le CO2. La déforestation fait donc en sorte que le carbone contenu dans les forêts retourne dans l'atmosphère, accroissant du même coup l'effet de serre.

La biomasse de la forêt amazonienne contient quelque 100 milliards de tonnes de carbone, ce qui équivaut à plus de 10 ans d'émissions mondiales de combustibles fossiles.

Une citation de :Extrait de l'étude

Les chercheurs ont également remarqué que la saison sèche tendait à s'allonger dans les zones les plus déboisées. Ils préviennent que le réchauffement climatique pourrait conduire à relâcher une partie de ces tonnes de carbone contenues en Amazonie.

« L'essentiel de la forêt amazonienne peut résister aux sécheresses saisonnières et modérées, mais cette capacité de résistance peut être dépassée. Elle l'a été lors de graves sécheresses naturelles ou expérimentales, indiquant un risque de perte de carbone si la sécheresse s'accroît avec le changement climatique », concluent-ils.

Avec les informations de Agence France-Presse

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