•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Regroupement des forces souverainistes : Bernard Drainville persiste et signe

Bernard Drainville

Bernard Drainville

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le député péquiste Bernard Drainville poursuit sa croisade en faveur d'un regroupement des forces souverainistes.

Le député de Marie-Victorin a déclaré à Radio-Canada, mardi, que c'était à sa chef, Pauline Marois, d'orchestrer des alliances avec Québec solidaire et l'Option nationale de l'ex-député péquiste Jean-Martin Aussant.

Selon les sources de Radio-Canada, la dirigeante péquiste dévoilera d'ailleurs que des propositions en ce sens font déjà l'objet de discussions.

Mais, à deux semaines du conseil national du PQ, le député de Marie-Victorin intensifie la pression.

Il y a urgence, plaide-t-il, parce que des élections pourraient être déclenchées à tout moment, et les souverainistes ne sont pas prêts.

« Nos adversaires sont forts de notre faiblesse actuellement. Ils sont forts du fait qu'on est éparpillé, qu'on est divisé. »

— Une citation de  Bernard Drainville

Il invite donc ses collègues ainsi que ceux qui ont quitté le giron péquiste à faire la part des choses au nom de la cause souverainiste en s'unissant.

« Si on veut gagner, il faut être ensemble, il faut arrêter d'être divisé dans trois partis différents, plus les démissionnaires. Il faut ramener tout le monde dans le même camp », dit M. Drainville.

Mais sa cause est loin d'être gagnée d'avance.

« Mme Marois a exprimé des réticences là-dessus. Moi, je dis "faisons le débat". Peut-être qu'au terme du débat on l'aura convaincue. On verra », avance-t-il.

D'emblée, Québec solidaire ne démontre pas un enthousiasme débordant pour son projet. « Je ne pense pas que ce soit bon pour l'avenir politique du Québec que les partis abandonnent leurs projets. Il n'y a pas de fusion possible », tranche le premier et unique député élu sous la bannière de la formation, Amir Khadir.

Le caucus péquiste restera lui aussi à être convaincu.

« C'est normal, en politique, qu'on veuille additionner plutôt que soustraire », concède le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier. « Maintenant, [en ce qui concerne] la façon de faire, c'est là qu'il peut y avoir des divisions ».

Bernard Drainville avait aussi livré un plaidoyer pour un regroupement avec les autres partis souverainistes et la réintégration des députés péquistes démissionnaires au Devoir, dans un entretien publié dans l'édition de samedi dernier.

D'après un reportage de Martine Biron

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !