•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le demi-frère de Mohammad Shafia clame l'innocence des accusés

Anwar Yaqubi, le demi-frère de Mohammad Shafia

Anwar Yaqubi, le demi-frère de Mohammad Shafia

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le demi-frère de Mohammad Shafia, Anwar Yaqubi, a clamé que les trois membres de sa famille accusés d'avoir perpétré quatre meurtres sont innocents.

M. Yaqubi, un médecin vivant aux Pays-Bas, était contre-interrogé par les procureurs de la Couronne, au palais de justice de Kingston. Il avait été appelé à la barre des témoins lundi par la défense.

Le demi-frère de Mohammad Shafia s'est emporté à un moment. Il a lancé que ce sont les policiers de Kingston qui devraient être traduits en justice pour leur rôle dans cette affaire.

Lorsqu'un avocat lui a demandé d'expliquer comment Mohammad Shafia avait pu traiter ses filles de « putes », comme l'ont révélé des écoutes électroniques déposées en preuve, il a expliqué que l'accusé était en deuil et sous le choc. Il a aussi répondu que les parents afghans doivent parfois utiliser des mots horribles pour discipliner leurs enfants.

Lundi, M. Yaqubi a dit qu'il n'avait que peu de contacts avec la famille de Mohammad Shafia. Il a néanmoins soutenu que Rona Amir et Tooba Yahya, les deux épouses de son demi-frère, étaient comme des soeurs.

M. Yaqubi, issu du deuxième mariage de la mère de Mohammad Shafia, a aussi soutenu qu'il ne fallait pas prendre son demi-frère au sérieux lorsqu'il criait ou menaçait parfois de découper des gens en morceaux.

L'affaire en bref

Tooba Yahya (42 ans), son mari Mohammad Shafia (58 ans) et leur fils Hamed Mohammad Shafia (21 ans) sont accusés des meurtres prémédités de la première épouse de M. Shafia, Rona Amir Mohammad (50 ans), et de trois filles que Mme Yahya a eues avec son mari : Zainab (19 ans), Sahar (17 ans) et Geeti (13 ans).

Les quatre victimes ont été retrouvées mortes dans les eaux du canal Rideau, aux écluses de Kingston, dans une Nissan Sentra que la famille avait achetée quelques jours avant le drame, survenu dans la nuit du 29 au 30 juin 2009. La Couronne défend la thèse du crime d'honneur, ce que nient formellement les trois accusés.

Un dernier témoin mercredi

M. Yaqubi était l'avant-dernier témoin appelé à la barre dans ce procès qui s'est ouvert en novembre.

Mercredi, la défense va faire entendre son dernier témoin, un expert de la culture afghane. La Couronne avait elle-même terminé la présentation de sa preuve en présentant une experte qui avait expliqué la notion de crime d'honneur.

Ce dernier témoignage fait en sorte que Hamed Mohammad Shafia ne sera pas appelé à la barre. Son avocat avait déjà confirmé son intention de ne pas le faire témoigner.

Les plaidoiries finales commenceront donc au début de la semaine prochaine. Le jury entreprendra ensuite ses délibérations.

Une demi-soeur de Mohammad Shafia à la barre des témoins

Avant que M. Yaqubi ne soit appelé à la barre des témoins, le jury avait entendu une demi-soeur de Mohammad Shafia, Farida Nayebkheil. Venue du Danemark, elle a aussi expliqué n'avoir que des contacts sporadiques avec la famille de l'accusé.

Elle a dit qu'elle parlait plus souvent au téléphone avec Rona Amir Mohammad, une relation qui aurait débuté lorsque les deux étaient en Europe. Selon Mme Nayebkheil, Rona semblait mener une vie normale à Montréal, mais elle se sentait isolée et souhaitait se trouver un emploi.

Elle a assuré que jamais elle ne l'a entendue se plaindre que son époux la maltraitait, elle ou les enfants, et s'est dite convaincue que les trois accusés étaient victimes d'une erreur judiciaire.

Mohammad Shafia, a-t-elle raconté, a été élevé dans un quartier libéral de Kaboul. Il était en faveur de l'éducation des femmes, et conduisait d'ailleurs ses soeurs à l'université tous les jours.

La famille dont il est issu n'est pas particulièrement religieuse, a-t-elle dit. À l'instar d'Anwar Yaqubi, Farida Nayebkheil n'a d'ailleurs pas prêté serment sur le Coran. Tous deux disent n'avoir jamais entendu parler du concept de crime d'honneur.

Mme Nayebkheil a cependant admis en contre-interrogatoire qu'elle avait appris la mort de ses nièces avec deux semaines de retard et n'a pas été en mesure d'identifier une des victimes sur une photo de famille.

Plus tôt dans la journée, la Couronne a terminé son contre-interrogatoire de Tooba Yahya. La femme qui était à la barre des témoins depuis lundi dernier a continué de nier toute implication dans les crimes dont elle est accusée.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.

Ontario