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Moody's : la France conserve son AAA

Moody's

Les bureaux parisiens de l'agence de notation Moody's

Photo : AFP / THOMAS SAMSON

Radio-Canada

L'agence de notation Moody's a annoncé lundi qu'elle maintenait le triple A de la France, la meilleure note possible. L'agence prolonge toutefois l'examen de la perspective de cette notation, qu'elle considère actuellement comme « stable ».

Moody's prendra une décision à ce sujet au cours du premier trimestre de 2012. Une éventuelle mise sous perspective négative de la note de la France signifierait que l'agence envisage de l'abaisser « à moyen terme ». Les dépenses relativement élevées de la France, ainsi qu'un déficit et une dette élevés, font craindre à Moody's une dégradation de la situation.

L'agence de notation a toutefois tenu à souligner les forces de l'Hexagone, qui sont, selon elle, une économie en bonne santé et diversifiée, des institutions robustes et une administration compétente, une forte cohésion sociale, une gestion saine et innovatrice de la dette et d'importantes initiatives de réforme, du secteur public et du système de retraites en particulier.

Standard & Poor's moins clémente

Vendredi, l'agence de notation Standard & Poor's a privé la France de sa note triple A, pour l'abaisser à AA+, avec perspective négative. Une nouvelle baisse est donc possible dans un délai de 6 à 24 mois.

L'Autriche a également perdu son triple A vendredi, tandis que l'Italie, l'Espagne, le Portugal et Chypre ont vu leur note abaissée de deux crans. L'Allemagne en revanche a été épargnée et conserve son AAA.

Cette dévaluation n'a cependant pas eu de conséquence directe sur les marchés lundi. À la fermeture des places financières européennes, les bourses de Londres, de Paris et de Francfort enregistraient de petites hausses.

Sarkozy appelle au calme

Réagissant à la décision de Standard & Poor's d'abaisser la note de la France, le président français, Nicolas Sarkozy, a dit ne pas y voir beaucoup de changement avec la situation qui prévalait auparavant.

Il faut réagir avec sang-froid, avec recul. Sur le fond des choses, ma conviction c'est que ça ne change rien. Nous devons réduire nos déficits, nos dépenses, améliorer la compétitivité de nos économies pour retrouver le chemin de la croissance.

Le président français Nicolas Sarkozy
Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

Économie