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Hongrie : concessions politiques pour bien-être économique

Parlement hongrois

Parlement hongrois

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre hongrois Viktor Orban a affirmé jeudi que son gouvernement était prêt à accepter une modification de sa politique en contre-partie d'un accord de financement international.

M. Orban répond ainsi à la Commission européenne, qui a menacé mercredi de traîner Budapest en justice si rien n'était fait pour modifier une série de lois récemment votées, considérées comme contraires aux principes démocratiques. Ces nouvelles lois pourraient entre autres porter atteinte à l'indépendance de la justice et de la banque centrale du pays.

Trois lettres de mise en demeure doivent être envoyées la semaine prochaine au gouvernement hongrois pour le prévenir que des poursuites seront entamées contre lui devant la Cour européenne de justice s'il ne se conforme pas au droit européen d'ici deux mois.

« Nous utiliserons tous nos pouvoirs pour nous assurer que la Hongrie respecte les règles de l'Union européenne », a déclaré jeudi le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

Des changements conditionnels à une aide financière

La difficile situation économique hongroise risque d'obliger Viktor Orban à faire des concessions. Les finances publiques sont gravement atteintes, en raison du plongeon du forint, la monnaie hongroise, et d'une hausse des taux de financement ces derniers mois, à 10 %. La Hongrie a ainsi été obligée de demander en novembre l'aide du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne (UE), alors que le gouvernement s'était montré jusque-là farouchement opposé à une telle solution.

L'aide du FMI et de l'UE dépend entre autres de la question de l'indépendance de la banque centrale hongroise. L'exécutif européen estime également que la Hongrie n'a pas fourni assez d'efforts pour corriger son déficit public.

La Hongrie a déjà bénéficié d'un prêt de 20 milliards d'euros (26 milliards de dollars) du FMI, de l'Union européenne et de la Banque mondiale, en 2008, qui lui avait permis d'échapper à la banqueroute.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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