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Bob Rae séduit son caucus

Le chef intérimaire du Parti libéral du Canada, Bob Rae, prononçant un discours à Ottawa, le 11 janvier 2012.

Le chef intérimaire du Parti libéral du Canada, Bob Rae, prononçant un discours à Ottawa, le 11 janvier 2012.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Le chef intérimaire du Parti libéral du Canada (PLC), Bob Rae, a reçu une ovation après un discours livré mercredi, à Ottawa, à son caucus réuni juste avant le congrès biennal du parti.

Discourant pendant 43 minutes sans notes, M. Rae a défendu son bilan politique, spécifiquement ses années comme premier ministre de l'Ontario, de 1990 à 1995.

Il a répondu aux attaques des conservateurs sur le sujet, soulignant que son bilan de premier ministre de l'Ontario n'avait pas été aussi négatif que ses adversaires cherchaient à le faire croire. M. Rae a ajouté qu'il avait plutôt freiné la hausse des dépenses de la province dans un contexte de récession, des dépenses à son avis nettement plus contrôlées que celles du ministre des Finances, Jim Flaherty.

Vous m'attaquez, je vous attaque en retour. C'est ce que vous aurez du Parti libéral du Canada.

Bob Rae

Le chef intérimaire a par ailleurs tenté de remonter le moral de son caucus, réduit à 34 députés après les élections de mai dernier. Usant d'humour, il a souligné que le caucus s'était récemment élargi avec l'arrivée de la députée néo-démocrate, Lise St-Denis, qui avait quitté, la veille, les rangs du Nouveau Parti démocratique pour se joindre au PLC.

Bob Rae a aussi abordé la question du financement du parti, insistant sur le fait que 1 million de dollars avait été amassé en fin d'année 2011. Avec les 7,7 millions de dollars récoltés de janvier à septembre 2011, il s'agit de la meilleure performance du parti depuis des années.

Bien qu'il refuse toujours de se prononcer clairement sur son intention de se présenter à la direction du PLC, le chef intérimaire de 63 ans se garde pourtant d'écarter la possibilité. « Je donne la même réponse que j'ai donnée depuis la fin mai 2011, c'est que l'exécutif du parti établit des règles et je m'engage comme serviteur à suivre les règles du parti », a-t-il répondu.

Le président sortant du parti, Alfred Apps, avait indiqué au Globe and Mail, la semaine dernière, que Bob Rae devrait se retirer de l'intérim pendant une période de cinq mois avant de pouvoir se lancer dans la course à la direction permanente du parti.

La tenue du congrès biennal du PLC, du 13 au 15 janvier, sera l'occasion pour le parti de revoir ses règles de fonctionnement, les détails de sa structure et ses valeurs fondamentales.

Bob Rae espionné par la GRC durant les années 1960

Des documents déclassifiés révèlent que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a espionné Bob Rae durant ses années de militantisme étudiant à l'Université de Toronto. Un dossier à son nom a même été créé.

À l'époque de la guerre froide, les services de sécurité de la GRC surveillaient étroitement les membres des conseils étudiants, de même que les mouvements pacifistes et les organisations syndicales, afin d'identifier les partisans de gauche subversifs.

Surpris, le chef intérimaire a affirmé qu'il ne savait pas avoir été observé. Il a été membre du conseil étudiant de 1968 à 1969 et participait à l'organisation de conférences, notamment sur la Chine, la religion et la politique, dont l'une d'elles avec Michael Ignatieff.

« C'était une période excitante, Nous avons réussi à réformer la gouvernance de l'Université de Toronto. Il y avait beaucoup de militantisme et de discussions sur les idées et la politique. C'est ce qu'on fait à l'université. L'idée qu'un agent se trouvait au fond d'une pièce prenant des notes sur tout ce qui se passait, je crois que ça faisait aussi partie de la réalité de l'époque », a commenté Bob Rae.

Avec les informations de La Presse canadienne

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