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Le Japon réduira ses importations de pétrole iranien

Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner (à gauche), en compagnie du ministre nippon des Finances, Jun Azumi.

Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner (à gauche), en compagnie du ministre nippon des Finances, Jun Azumi.

Photo : AFP / YOSHIKAZU TSUNO

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Japon s'est engagé jeudi à réduire progressivement ses importations de pétrole iranien afin d'intensifier la pression sur le programme nucléaire de Téhéran, au coeur du conflit opposant depuis plusieurs années l'Iran à la communauté internationale.

Tokyo compte « prendre au plus vite des mesures concrètes et planifiées pour réduire » la part de l'Iran dans ses importations, qui est actuellement de 10 %, a déclaré le ministre nippon des Finances, Jun Azumi, à l'issue d'une rencontre avec le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner.

« D'un autre côté, il nous faut du temps dans les domaines relatifs au pétrole raffiné, et j'ai demandé au secrétaire de prendre en compte la situation du Japon », a-t-il ajouté.

L'Iran est le troisième fournisseur de pétrole du Japon, à égalité avec le Qatar et derrière l'Arabie Saoudite (30 % des importations nippones) et les Émirats arabes unis (20 %). La Chine, le Japon et l'Union européenne absorbent à eux seuls la moitié des exportations de pétrole iranien, ce qui représente 2,6 millions de barils par jour.

Il s'agit d'une victoire diplomatique pour les États-Unis, qui n'a pas réussi mercredi à obtenir un engagement de la part de la Chine, principal acheteur du brut iranien. « Nous apprécions beaucoup le soutien du Japon qui est avec nous, aux côtés de la communauté internationale », s'est félicité Timothy Geithner.

Washington cherche à renforcer les sanctions internationales contre l'Iran, qui est soupçonné par la communauté internationale de développer l'arme atomique sous le couvert d'un programme nucléaire civil, et ce, en dépit des démentis répétés de Téhéran.

« La question nucléaire est un problème que le monde ne peut ignorer. C'est pourquoi nous comprenons parfaitement les actions entreprises par les États-Unis », a expliqué le ministre nippon des Finances.

En échange, selon le quotidien Yomiuri, le gouvernement japonais négocie pour que les banques nippones traitant avec la banque centrale iranienne soient exemptées de sanctions financières par les États-Unis, annoncées le 31 décembre dernier.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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