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Israël se prépare à accueillir des réfugiés syriens alaouites sur le plateau du Golan

Un véhicule militaire israéien en patrouille sur le plateau du Golan.

Un véhicule militaire israéien en patrouille sur le plateau du Golan.

Photo : AFP / Menahem Kahana

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Israël doit être prêt à accueillir des Syriens de la communauté alaouite sur le plateau du Golan en cas de chute du régime du président syrien Bachar Al-Assad, a soutenu mardi le chef d'état-major israélien Benny Gantz.

« La chute d'Assad portera préjudice à la communauté alaouite. Nous devons, nous, être prêts à accueillir des réfugiés sur le Golan », a déclaré M. Gantz devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement israélien, selon le porte-parole de cette commission.

Le président Assad est issu de la communauté alaouite, une branche de l'islam chiite très minoritaire dans le pays. Les alaouites représentent de 10 % à 15 % de la population, contre environ 75 % de musulmans sunnites.

Les alaouites détiennent cependant les postes-clés au sein de l'appareil de sécurité du président Al-Assad, responsable selon l'ONU de plus de 5000 morts depuis le début du soulèvement populaire en mars 2011.

Les chabbiha, des milices utilisées par le régime pour mater la dissidence dans plusieurs villes du pays, sont aussi composées d'alaouites. Détestés par les protestataires, ils pourraient être la cible d'attaques si le régime devait s'écrouler comme en Libye.

Au début du mois, le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, avait mis en garde contre les conséquences que pourrait avoir la chute du président Assad sur la situation dans le Golan, un territoire stratégique appartenant à la Syrie, mais occupé par Israël en 1967 et annexé en 1981. Quelque 20 000 colons s'y sont installés.

Ehoud Barak a récemment déclaré devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement israélien que la famille Assad « n'en a plus que pour quelques semaines » à diriger la Syrie, et que cela risque d'avoir des conséquences sur le plateau du Golan.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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