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Syrie : Bachar Al-Assad s'accroche au pouvoir

Le président syrien Bachar Al-Assad prononce son premier discours depuis l'arrivée des observateurs de la Ligue arabe en Syrie.
Le président syrien Bachar Al-Assad prononce son premier discours depuis l'arrivée des observateurs de la Ligue arabe en Syrie. Photo: AFP / Télévision syrienne
Radio-Canada

Le président syrien Bachar Al-Assad a accusé mardi la communauté internationale de « chercher à déstabiliser » la Syrie, tout en soutenant avoir toujours l'appui de sa population.

« Les parties régionales et internationales qui ont cherché à déstabiliser la Syrie ne peuvent plus falsifier les faits et les évènements », a-t-il déclaré lors d'un discours retransmis par la télévision syrienne, ajoutant que « les médias internationaux » tentaient « sans relâche de pousser la Syrie à l'effondrement », mais en vain.

Le président syrien a indiqué que sa priorité était de rétablir l'ordre et qu'il ne pouvait y parvenir qu'en frappant « les terroristes d'une main de fer ».

« Il n'y a aucune tolérance pour le terrorisme ni pour ceux qui utilisent des armes pour tuer », mais « aucun ordre n'a été donné de la part d'aucune autorité pour ouvrir le feu sur des manifestants », a-t-il affirmé.

Selon lui, la victoire est proche si les Syriens restent loyaux envers son régime. Il a par ailleurs annoncé la tenue d'un référendum populaire sur une nouvelle Constitution dès la première semaine de mars. « Je gouverne avec la volonté du peuple et si je renonce au pouvoir, ce sera aussi avec la volonté du peuple », a-t-il expliqué.

Il s'agit de la première apparition publique du président syrien depuis l'arrivée dans le pays des observateurs de la Ligue arabe le 26 décembre dernier.

Ce discours sur « les questions internes » du pays survient par ailleurs deux jours après l'examen du premier rapport des observateurs et de la décision du comité ministériel arabe sur la Syrie de poursuivre l'opération dans le pays « le temps nécessaire conformément au protocole ».

Outre la mission d'observation, ce protocole prévoit l'arrêt des violences, la libération des détenus, le retrait de l'armée des villes et la libre circulation pour les observateurs arabes et la presse.

Selon une estimation de l'Organisation des Nations unies, la répression a fait plus de 5000 morts depuis la mi-mars, mais le régime de Damas refuse toujours de reconnaître l'ampleur de la contestation et attribue les troubles à des « bandes armées ».

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Al-Jazira

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