ICI Radio-Canada

Vous naviguez sur le nouveau site

Aide à la navigation
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La peine de mort réclamée contre Hosni Moubarak

Mercredi, Hosni Moubarak a une nouvelle fois comparu allongé sur une civière, après être arrivé au tribunal en hélicoptère puis en ambulance.
Mercredi, Hosni Moubarak a une nouvelle fois comparu allongé sur une civière, après être arrivé au tribunal en hélicoptère puis en ambulance. Photo: AFP
Radio-Canada

Un procureur égyptien a réclamé, jeudi, la peine de mort contre l'ancien président égyptien Hosni Moubarak pour le meurtre de quelque 850 manifestants lors de l'insurrection populaire du début de 2011.

Le procureur, Moustafa Khater, a également réclamé la même peine pour l'ancien ministre de l'Intérieur et chef de la sécurité de M. Moubarak, Habib El-Adli, et quatre ex-hauts responsables de la police jugés en même temps que lui.

« Le châtiment suprême est la solution. Tout juge, s'il est juste, doit prononcer la peine de mort contre ces accusés », a déclaré le procureur Khater au terme des réquisitions.

Le procureur général Moustafa Souleimane avait auparavant déclaré qu'il tenait Hosni Moubarak « légalement et politiquement responsable » de la mort des manifestants lors des 18 jours de soulèvement qui ont abouti à la démission du président, le 11 février dernier.

Habib El-Adli a ordonné d'ouvrir le feu sur les manifestants sur les instructions de Moubarak, a dit le procureur général. L'ancien chef d'État était « parfaitement » informé par ses conseillers et ses services de renseignement de la situation dans le pays, a fait valoir le magistrat.

L'ancien président ne peut « pas affirmer qu'il ne savait pas ce qui se passait », a-t-il estimé. Il est « légalement et politiquement responsable de ce qui est arrivé. Il est illogique, irrationnel de penser qu'il ne savait pas que des manifestants étaient visés », selon le procureur général. Moubarak « savait parfaitement ce qui se passait, mais il n'a rien fait », a-t-il ajouté.

Le procureur général s'est ensuite adressé directement à Hosni Moubarak. En détention préventive dans un hôpital militaire de la banlieue du Caire, l'ancien chef d'État, âgé de 83 ans, comparaît sur une civière depuis le début du procès, le 3 août.

« Si vous n'avez pas vous-même donné ces ordres, alors pourquoi n'avez-vous pas éclaté de colère » devant le meurtre des manifestants? lui a demandé le procureur. Deux ministres de l'Intérieur qui ont succédé à Habib El-Adli ont affirmé que celui-ci n'aurait pas pu donner l'ordre de tirer sur les manifestants sans le feu vert personnel de M. Moubarak, a rappelé M. Souleimane.

Hosni Moubarak, dont le procès a repris lundi, a toujours plaidé non coupable des chefs de complicité de meurtre de quelque 850 manifestants commis pendant le soulèvement, ainsi que des accusations de corruption et de détournement de fonds publics.

Le président du tribunal, Ahmed Rifaat, a ajourné l'audience jusqu'au 9 janvier. La cour entendra alors pendant deux jours les avocats des parties civiles.

Associated Press

International