•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Action anticancer insoupçonnée pour l'acide biliaire

Cellule cancéreuse
Cellule cancéreuse
Radio-Canada

L'acide biliaire (lithocholique) peut détruire plusieurs types de cellules cancéreuses, comme celles de certaines tumeurs cérébrales et du cancer du sein, ont découvert des chercheurs des universités Concordia, McGill et de la Saskatchewan.

Cet acide naturellement synthétisé par le foie pendant la digestion peut, selon ces chercheurs, éliminer sélectivement les cellules cancéreuses tout en épargnant les cellules normales.

Le Dr Vladimir Titorenko, auteur principal de l'étude, explique que cette découverte pourrait permettre d'améliorer le traitement contre le cancer, qui fait actuellement appel à la chimiothérapie. Celle-ci détruit indistinctement cellules cancéreuses et cellules saines.

En outre, cet acide empêche les tumeurs de libérer des substances qui favorisent la croissance et la prolifération des cellules cancéreuses voisines.

L'acide lithocholique ne détruit pas seulement les cellules cancéreuses individuelles; il empêche aussi la croissance de la tumeur.

Pr Vladimir Titorenko

Le Pr Titorenko et ses associés pensent que les cellules cancéreuses possèdent un plus grand nombre de capteurs pour l'acide biliaire, ce qui les rend plus sensibles à ce composé que les cellules normales.

Ainsi, ces capteurs transmettent des signaux aux mitochondries, qui sont les « usines énergétiques » des cellules. Il semble que lorsque ces signaux sont trop forts, les mitochondries s'autodétruisent, ce qui cause la mort des cellules.

En septembre 2010, l'équipe de chercheurs de l'Université Concordia qui a participé à cette étude avait montré le rôle de l'acide dans la prolongation de la durée de vie d'une levure. Cet acide pourrait aussi avoir des répercussions sur la durée et la santé de la vie humaine.

Les travaux actuels montrent que l'acide lithocholique détruit non seulement les tumeurs (neuroblastomes), mais aussi les cellules du cancer du sein humain. Les chercheurs, dont les travaux sont publiés dans la revue Oncotarget, pensent donc qu'il agit sur différentes formes de cancer.

Santé