•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Obama signe une loi sur le financement du Pentagone comportant d'autres sanctions contre l'Iran

Le président américain Barack Obama, à la Maison-Blanche à Washington, samedi
Le président américain Barack Obama, à la Maison-Blanche à Washington, samedi Photo: AFP / YURI GRIPAS
Radio-Canada

Le président américain Barack Obama a promulgué samedi une loi sur le financement des dépenses militaires qui prévoit notamment des sanctions contre l'Iran, tout en exprimant de « fortes réserves » sur des mesures introduites par le Congrès.

« Le fait que je soutienne ce texte dans sa généralité ne signifie pas que je sois d'accord avec toutes ses composantes », a précisé M. Obama depuis Hawaï, où il passe les fêtes en famille.

Le président évoque des mesures qui, selon lui, réduisent sa marge de manoeuvre en matière de détention de suspects de terrorisme, comme les limites apportées au transfert de détenus de la base de Guantanamo à Cuba.

La promulgation de cette loi, qui prévoit un financement du département de la Défense à hauteur de 662 milliards de dollars, survient après des mois de débats sur la façon de traiter les présumés terroristes détenus sans violer les droits constitutionnels des Américains.

Craignant une loi qui porterait atteinte à l'autorité du président, la Maison-Blanche a d'abord menacé de poser son veto au projet, mais s'est ravisée après que le Congrès eut fait des changements de dernière minute.

L'administration a notamment poussé le Congrès à modifier la disposition qui aurait refusé aux citoyens américains soupçonnés de terrorisme le droit à un procès et les aurait soumis à une détention indéfinie.

« Mon administration n'autorisera pas la détention indéfinie et sans procès militaire de citoyens américains », a déclaré le président Obama, en ajoutant qu'agir de la sorte « romprait avec nos traditions et nos valeurs les plus importantes comme nation ».

Des groupes de libertés civiles continuent néanmoins de s'opposer à la loi, en partie en raison d'une disposition qui autorise les camps militaires de détention à l'étranger.

Autres sanctions contre l'Iran

La nouvelle loi sanctionne également les banques qui traitent avec l'Iran, afin de réduire ses efforts pétroliers et le financement de son programme nucléaire. Ces mesures punitives concernent aussi bien les établissements bancaires privés que ceux contrôlés par l'État, y compris les banques centrales.

Les sanctions entreront en vigueur après une période d'avertissement de deux à six mois afin « d'évaluer leur impact sur le prix du pétrole », en dépit des appels du Congrès pour des sanctions plus sévères.

Les États-Unis et d'autres gouvernements occidentaux soupçonnent l'Iran de développer l'arme atomique sous le couvert d'un programme nucléaire civil.

La tension diplomatique entre les États-Unis et l'Iran était déjà vive depuis que Téhéran a évoqué la possibilité de fermer le détroit d'Ormuz, où transite environ un tiers du trafic maritime pétrolier mondial.

Le gouvernement du Canada avait également annoncé en novembre de nouvelles sanctions contre l'Iran.

Téhéran a déclaré samedi être prêt à reprendre les pourparlers avec les cinq membres du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne. Un porte-parole de la haute représentante de l'Union européenne pour la politique extérieure a indiqué que cette dernière n'avait pas encore été contactée par les représentants iraniens.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, New York Times, et Reuters

International