•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Plus une goutte de pétrole ne passera par Ormuz » en cas de sanctions, avertit l'Iran

Pétrolier
Radio-Canada

Téhéran a menacé mardi de fermer le détroit d'Ormuz si les exportations iraniennes d'hydrocarbures faisaient l'objet de sanctions internationales.

Mohammad Reza Rahimi, premier vice-président de la République islamique, a clairement averti que son gouvernement passerait à l'acte en bloquant le détroit, essentiel pour les approvisionnements en pétrole, et que « plus une goutte ne passera le détroit d'Ormuz ».

Cette déclaration, reprise par l'agence officielle Irna, a provoqué un vent de panique sur les marchés pétroliers faisant atteindre le prix du baril à plus de 100 $.

Les cours avaient déjà connu une tendance à la hausse la semaine dernière sur le marché new-yorkais, mais n'avaient pas atteint ce seuil symbolique.

Jason Schenker, de Prestige Economics, pense que la fermeture du détroit d'Ormuz « aurait non seulement des répercussions sur l'offre en provenance d'Iran, mais aussi de nombreux membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole OPEP ».

L'avertissement de Téhéran intervient au moment où la marine de guerre iranienne mène depuis samedi des exercices dans le détroit d'Ormuz et les zones avoisinantes.

En 2009, environ un tiers du pétrole transporté par voie maritime a transité par ce détroit, selon l'Agence américaine d'Information sur l'Énergie (EIA).

L'essentiel du pétrole exporté par l'Arabie saoudite, l'Iran, les Émirats arabes unis, le Koweït et l'Irak ainsi que la quasi-totalité du gaz naturel liquéfié en provenance du Qatar transite par cette voie de 6,4 km de large entre les rives du Sultanat d'Oman et les côtes iraniennes. L'Union européenne, qui envisage des sanctions contre Téhéran, importe 450 000 barils de brut iranien par jour.

Les relations déjà tendues entre l'Iran et les Occidentaux se sont encore envenimées à la suite de la publication, le 8 novembre, du dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui révèle que Téhéran aurait bien cherché à se doter de l'arme atomique et pourrait continuer à le faire, malgré ses démentis.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

International