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Des pauses actives pour contrer les effets de la sédentarité

Un travailleur devant un ordinateur (archives)
Photo: AFP / Javier Soriano

« Bénis soient ceux qui s'assoient », répétaient, tel un leitmotiv, les personnages du film Chansons du deuxième étage de Roy Andersson. Mais si on en croit des études britannique et américaine, ils avaient tort.

Selon une récente étude britannique, écouter la télévision ou s'asseoir devant l'ordinateur plus de deux heures par jour pourrait accroître les risques de souffrir d'une maladie cardiaque et même réduire l'espérance de vie.

Selon Jean-Philippe Chaput, professeur et chercheur à l'Université d'Ottawa, souligne que même les gens qui pratiquent un sport après le travail sont à risque, si leur emploi les oblige à rester assis longtemps devant un ordinateur. Solution : s'accorder des pauses régulières et actives, même si cela est difficile dans bien des milieux de travail.

« Ce n'est pas nécessairement facile d'essayer de limiter le temps passé assis. À part prendre des pauses actives, je dirais au moins chaque deux heures », résume M. Chaput.

Le chercheur étudie en ce moment l'influence des pauses sur la santé des enfants à l'école primaire. « On croit que par les pauses actives, étant donné qu'y a une contraction musculaire, que le sang circule et autres, qu'on peut annuler les effets néfastes du temps assis », explique Jean-Philippe Chaput.

La Société canadienne de physiologie de l'exercice a publié, en février dernier, des directives pour prévenir la sédentarité chez les enfants. Elle prévoit faire le même exercice pour les adultes.

L'Organisation mondiale de la santé considère la sédentarité comme le quatrième facteur de risque de mortalité sur la planète.

D'après un reportage d'Éric Plouffe

Santé