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Prothèses mammaires PIP : le gouvernement français préconise le retrait

Une prothèse PIP (archives)

Une prothèse PIP (archives)

Photo : AFP / Sébastien Nogier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les autorités françaises ont recommandé vendredi aux femmes qui portent des prothèses mammaires de marque Poly Implant Prothèse (PIP) de se les faire enlever en raison des risques de rupture qu'elles comportent.

« À titre préventif et sans caractère d'urgence [le gouvernement français] souhaite que l'explantation [sic] des prothèses, même sans signe clinique de détérioration de l'implant, soit proposée aux femmes concernées », peut-on lire dans un communiqué du ministère de la Santé.

Le gouvernement a indiqué qu'aucun lien de causalité n'a pu être démontré entre ces prothèses et les cas de cancer qui se sont déclarés chez huit Françaises qui se sont fait implanter des prothèses PIP. « En revanche, il y a un risque établi de rupture, avec le côté irritant du gel qui peut conduire à des inflammations », a expliqué sur iTélé la secrétaire d'État à la Santé, Nora Berra.

Cette décision concerne quelque 30 000 femmes. Les opérations de retrait seront entièrement défrayées par la sécurité sociale. Les interventions de remplacement seront en revanche uniquement payées par l'État dans le cas des patientes ayant subi une reconstruction mammaire après un cancer. La Direction de la sécurité sociale s'attend à devoir débourser au total un maximum d'une soixantaine de millions d'euros.

Ailleurs dans le monde

Le scandale des prothèses mammaires de la société française PIP a pris une envergure internationale. Quelque 250 Britanniques ont emboîté le pas aux 2000 Françaises qui ont porté plainte après avoir subi une intervention auprès d'une clinique qui proposait le produit.

Avant la fermeture de l'entreprise, en mars 2010, 84 % des 100 000 prothèses qu'elles produisaient par année étaient destinées aux marchés étrangers. Les pays d'Amérique du Sud représentaient plus de 58 % des ventes à l'exportation en 2007 et 50 % en 2009.

Toutefois, les autorités françaises ont décerné un processus de fabrication non conforme au printemps 2010, et le Chili, le Venezuela ainsi que le Brésil avaient ordonné le retrait des prothèses PIP de leur marché.

Au Royaume-Uni, l'agence de surveillance des produits médicaux évalue entre 40 000 et 50 000 le nombre de femmes qui portent des implants de cette marque. Elle les a appelées mercredi à ne « pas paniquer », ne jugeant pas nécessaire de leur demander de se les faire enlever.

Les autorités belges préconisent pour leur part un examen systématique des femmes qui ont ces prothèses et conseille leur retrait en cas de problèmes ainsi qu'une rencontre avec leur chirurgien au sujet d'un retrait « préventif ».

La plupart des pays d'Europe ne vont toutefois pas aussi loin que le gouvernement français.

Au total, quelques 300 000 personnes porteraient des prothèses mammaires PIP dans le monde.

Le fondateur de PIP recherché par Interpol

Le fondateur de PIP, mis en cause dans l'affaire, est recherché par Interpol, pouvait-on lire vendredi sur le site Internet de l'organisation. L'ancien président du conseil de surveillance de la société, qui aurait aujourd'hui 72 ans, apparaît sur le site avec une pancarte policière. Interpol précise qu'il est recherché par le Costa Rica, mais pour une affaire totalement distincte, liée à une conduite en état d'ivresse présumée en 2010.

Plus tôt dans la journée, l'avocat de PIP avait déclaré à Reuters les anciens dirigeants de PIP se présenteraient en cour advenant une convocation de la justice.

« Ni M. Mas, ni M. [Claude] Couty [l'ancien président du directoire] que j'ai eus tous deux ces derniers jours au téléphone, ne sont en fuite en Amérique du Sud ou au Luxembourg. Ils sont et resteront dans le département du Var », avait dit Me Yves Haddad.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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