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Research in Motion convoitée par des géants

BlackBerry

Photo : La Presse canadienne / Dave Chidley

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'action de l'entreprise Research in Motion (RIM) a sensiblement augmenté mercredi, après que le Wall Street Journal ait annoncé que Microsoft et Nokia ont mené des discussions dans les derniers mois afin de déposer une offre conjointe pour racheter RIM.

Même si l'état de ces négociations n'est pas connu, et que RIM répète qu'il n'est pas à vendre, l'action du fabricant des téléphones BlackBerry avait augmenté de 9,84 % à la Bourse de Toronto à la clôture des marchés, pour s'échanger à 14,17 $, alors qu'elle a enregistré une hausse de 10,07 % à la Bourse de New York, pour des actions d'une valeur elle aussi de 14,17 $.

Microsoft et Nokia ne seraient pas les seuls à s'intéresser à l'entreprise ontarienne. Selon Reuters, Amazon aurait embauché des experts-conseils l'été dernier afin d'établir une stratégie dans le but de racheter RIM. La direction de RIM se serait montrée ouverte à des partenariats commerciaux ou à des accords portant sur des brevets technologiques, mais elle aurait fermé la porte à une vente totale ou partielle de l'entreprise.

Sameet Kanade, analyste chez Northern Securities, affirme que la raison pour laquelle Amazon s'intéresse à RIM n'est pas claire. M. Kanade suspecte toutefois qu'Amazon, qui vend en ligne des livres numérisés, des journaux et des magazines, que l'on peut ensuite consulter grâce à la tablette électronique Kindle, voudrait s'approprier un nouveau marché de tablettes pour augmenter la vente de ses contenus.

Des difficultés pour RIM

Le cours boursier de RIM a plongé de près de 80 % depuis le début de l'année, touchant un creux en huit ans. Les ventes de la tablette électronique PlayBook sont largement inférieures aux attentes et le lancement de nouveaux téléphones BlackBerry attendu en février a été repoussé à la fin de 2012.

Cette dégringolade boursière a fait chuter la capitalisation de l'entreprise à environ 6,5 milliards de dollars américains. Les experts estiment que la valeur boursière de RIM est maintenant à peine plus élevée que celle de ses brevets. Cette situation fait de Research in Motion une cible d'acquisition privilégiée par toute entreprise qui désire se lancer dans l'industrie de la téléphonie mobile.

Entre temps, la pression monte pour que RIM procède à une transaction. Le fonds d'investissement canadien Jaguar, actionnaire de Research in Motion, réclame la vente en tout ou en partie de l'entreprise et le départ.

Les deux co-PDG de RIM, Jim Balsillie et Mike Lazaridis, repoussent depuis longtemps toute tentative d'acquisition de l'entreprise, qu'ils ont fondée il y a 20 ans à Waterloo. Les deux hommes contrôlent près de 10 % des actions de RIM.

Avec les informations de Bloomberg, et Reuters

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