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30 000 Françaises pourraient se faire retirer leurs implants mammaires à risque

Une radio de Calgary offre des implants mammaires à ses auditrices.

Photo : Donna McWilliam/AP

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les autorités sanitaires françaises pourraient demander d'ici la fin de la semaine à 30 000 femmes de se faire retirer des prothèses mammaires fabriquées par Poly Implant Prothèse (PIP) après plusieurs cas de cancers suspects. Cette décision concernerait aussi des dizaines de milliers de femmes à l'étranger.

« Aujourd'hui, nous sommes dans un processus d'évaluation de ces prothèses mammaires vu les risques de cancer qui apparaissent », a déclaré mardi la porte-parole du gouvernement, la ministre du Budget, Valérie Pécresse.

Le gouvernement annoncera d'ici la fin de semaine son plan d'action et s'il recommande ou non à ces femmes de se faire enlever ces prothèses défectueuses, a-t-elle ajouté sur la chaîne de télévision LCI.

Fondée en 1991, la société Poly Implant Prothèse a pendant un temps occupé le troisième rang mondial du secteur, fournissant quelque 100 000 prothèses par an, dont elle a exporté 80 % à l'étranger, notamment en Espagne et en Grande-Bretagne. Quelque 30 000 femmes en sont actuellement porteuses en France.

Le recours frauduleux par PIP à un gel de mauvaise qualité pour fabriquer ses implants est en cause. Celui-ci, dix fois moins coûteux que le gel conforme, entraîne des risques accrus de rupture de l'enveloppe de la prothèse, avec pour conséquence l'inflammation des tissus environnants et des suintements de silicone.

Pour l'instant, les liens de causalité entre prothèses PIP défectueuses et cancers « ne sont pas avérés », selon le ministère de la Santé. Mais un total de huit cas de cancers ont déjà été signalés chez des femmes ayant eu des prothèses de cette marque. Outre le lymphome rare du sein, on relève un lymphome de l'amygdale, une leucémie et cinq cancers du sein.

Un groupe d'experts réunissant cancérologues, hématologues et chirurgiens a été constitué par l'Institut national du cancer à la demande des autorités. Ses recommandations sont attendues vendredi.

Si les recommandations « nous disent qu'à ce stade il n'y a pas d'autres risques avérés, on s'en tiendra là. Si jamais les recommandations nous disent que par mesure de précaution il vaut mieux [retirer les prothèses] chez les femmes, on le fera », a indiqué le ministère de la Santé. Dans ce cas, la nouvelle opération pour retirer l'implant serait prise en charge par l'État.

Selon le journal Libération, les autorités sanitaires ont en fait déjà pris la décision du retrait au nom du principe de précaution, décision qui serait « unique dans l'histoire de la chirurgie réparatrice », selon le quotidien.

En France, 2172 plaintes ont été déposées jusqu'ici contre PIP.

Avec les informations de Agence France-Presse

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