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Les compagnies d'opéra vivent des temps difficiles

Orphée et Eurydice
L'opéra Orphée et Eurydice a été présenté à Toronto au printemps. Photo: La Presse canadienne / AP Photo/Canadian Opera Company, Michael Cooper
Radio-Canada

Les temps sont durs pour les compagnies d'opéra canadiennes en ces temps de crise économique. C'est du moins le constat d'une des icônes de l'opéra au pays, le ténor québécois Marc Hervieux, qui s'inquiète pour l'avenir de cet art.

À l'image des personnages de ses oeuvres dramatiques, l'opéra souffre. Un peu partout au pays, les ventes de billets sont en baisse. Certaines compagnies peinent à joindre les deux bouts, ce qui a poussé Marc Hervieux à lancer un cri du coeur sur les ondes de RDI.

« Opera Lyra à Ottawa a annulé la fin de sa saison, ça va pas bien à Vancouver, ça va pas bien à Opera Ontario, à Hamilton », a expliqué M. Hervieux.

Pour faire face à cette baisse de fréquentation, l'Opéra de Montréal a dû diminuer son nombre de productions et de représentations cette saison.

« Nos budgets, on doit les préparer, et c'est ce qu'on a fait cette année, en tenant compte de cette décroissance de l'assistance », a dit le directeur artistique de l'Opéra de Montréal, Michel Beaulac.

Même son de cloche à l'Opéra de Québec, qui a lancé cette année un nouveau festival d'été pour tenter de renverser la vapeur.

« On essaie toujours de démocratiser mais, quand même, si c'est un produit qui coûte cher, à cause du nombre d'intervenants, il y a beaucoup de monde qui travaille sur les productions d'opéra, et dans les temps d'économie difficiles, c'est un produit plus difficile à faire passer », a indiqué le directeur général et artistique de l'Opéra de Québec, Grégoire Legendre.

Toutefois, la situation est moins difficile ici qu'ailleurs.

Aux États-Unis, une dizaine de compagnies ont dû fermer boutique récemment.

Le rédacteur en chef du magazine Opera Canada, Wayne Gooding, explique qu'aux États-Unis 3 % à 5 % des budgets des compagnies d'opéra proviennent d'un financement public, tandis qu'au Canada, c'est plutôt 20 à 30 %, ce qui leur donne un peu plus de marge de manoeuvre.

D'après le reportage d'Anouk Desgroseillers

Économie