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La faillite de Saab

Logo de Saab

Usine de Saab (archives)

Photo : AFP / Jonathan Nackstrand

Radio-Canada

Après 74 ans d'activité et des mois d'efforts pour préserver sa marque, le constructeur automobile suédois Saab risque de disparaître. Son propriétaire néerlandais a annoncé avoir cessé de chercher du financement et a demandé lundi sa mise en faillite.

Depuis le début septembre, Saab avait entrepris une procédure volontaire de restructuration. Le constructeur espérait obtenir du financement de deux investisseurs chinois, le distributeur automobile Pang Da et le constructeur automobile Youngman Lotus.

Toutefois, l'ancien propriétaire de Saab, General Motors, a opposé son veto à la transaction pour éviter que ses brevets technologiques ne soient détenus par des entreprises chinoises. Le week-end dernier, GM a renouvelé son opposition à tout accord avec des partenaires chinois.

« Le conseil de Saab Automobile a par conséquent décidé, faute de financement, que Saab serait insolvable et déposerait un dossier de faillite dans son intérêt et celui de ses créanciers », souligne dans un communiqué Swedish Automobile, qui a racheté Saab à General Motors au début 2010 pour 400 millions de dollars.

Déjà, Saab s'était placée il y a environ trois ans sous la protection de la loi sur les faillites et l'entreprise avait obtenu que les trois quarts de sa dette soient effacés.

La production du constructeur automobile, qui emploie 3600 personnes principalement dans la ville suédoise de Trollhättan, était paralysée depuis le printemps en raison de ses difficultés à payer ses fournisseurs, tout comme ses employés. L'an passé, Saab a écoulé à peine 32 000 véhicules dans le monde par rapport à des livraisons records de 133 000 véhicules en 2006.

Le titre de Swedish Automobile a perdu plus de 70 % à la Bourse d'Amsterdam à 0,06 euro.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Les Échos

Économie