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Assignation à résidence de 30 jours pour Bonds

Barry Bonds

Barry Bonds

Photo : La Presse canadienne / AP/Paul Sakuma

Radio-Canada

Le roi des coups de circuit Barry Bonds a été condamné par un tribunal californien à 2 ans de probation, à 30 jours d'assignation à résidence et à 250 heures de travaux communautaires, en plus d'écoper d'une amende de 4000 $.

Bonds a fait appel de sa condamnation. Le juge a également déterminé que Bonds n'aurait pas à purger sa peine avant le résultat de l'appel, processus qui peut durer plus d'un an.

L'ancienne légende des Giants a parcouru les couloirs du palais de justice en recevant plusieurs accolades, après le prononcé de la peine. Il n'a fait aucun commentaire.

En avril dernier, Bonds avait été reconnu coupable d'entrave à la justice pour avoir tenu des propos évasifs lors de sa comparution devant un grand jury en 2003.

Les représentants de l'État réclamaient une peine de 15 mois d'emprisonnement. Le sous-secrétaire adjoint à la Justice Matthew Parrella jugeait que l'assignation à résidence était une peine trop clémente « pour un homme vivant dans une maison de 15 000 pieds carrés ».

Le jury n'avait cependant pu en venir à une décision sur trois accusations de parjure et les représentants de l'État avaient choisi de ne pas demander un nouveau procès. L'accusation prétendait que Bonds avait menti au grand jury en déclarant qu'il n'avait jamais, à sa connaissance, pris de stéroïdes.

Vendredi, M. Parrella a dit de la peine qu'elle était « une tape sur les doigts » et que l'amende était « presque une farce ». Il s'est aussi exprimé contre la conclusion du juge, selon laquelle le comportement reproché à Bonds était « atypique » pour un individu qui respectait les lois et qui donnait son temps et son argent aux oeuvres caritatives.

« L'accusé a vécu une double vie durant des décennies, a lancé M. Parrella, en référence à la consommation de stéroïdes et d'amphétamines de Bonds durant sa carrière. Il avait aussi des maîtresses. »

La trame de fond

Bonds est la huitième personne condamnée dans l'histoire des laboratoires Balco, mais seulement quatre ont reçu des peines de prison.

Le fondateur de Balco, Victor Conte, et l'entraîneur de Bonds, Greg Anderson, ont reçu des peines de 4 et 3 mois pour distribution de stéroïdes.

Marion Jones a écopé de six mois d'emprisonnement pour parjure et fraude, alors que l'avocat Troy Ellerman a été le plus sévèrement puni, soit 30 mois de prison pour avoir permis la divulgation des transcriptions des témoignages devant le grand jury.

Les trois autres condamnés, le footballeur Dana Stubblefield, la cycliste Tammy Thomas, l'entraîneur d'athlétisme Trevor Graham, ont reçu des peines à être purgées à domicile ou de probation.

Si la peine de Bonds semble clore un grand chapitre de la lutte contre le dopage au baseball, le livre n'est toujours pas terminé. Ryan Braun, des Brewers de Milwaukee, le joueur par excellence de cette année, a échoué à un test antidopage et fait face à une suspension de 50 matchs.

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