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Le fondateur de WikiLeaks devant la Cour suprême britannique en février

Radio-Canada

Le fondateur de WikiLeaks pourra contester devant la Cour suprême de Grande-Bretagne son extradition vers la Suède. Le plus haut tribunal britannique a autorisé vendredi Julian Assange à faire appel et lui a fixé une audition les 1er et 2 février. En cas de refus, il aurait été extradé dans les dix jours.

Les autorités suédoises veulent interroger l'Australien de 40 ans dans le cadre d'enquêtes sur des accusations de viol et d'agression sexuelle portées par deux femmes qui ont travaillé bénévolement pour WikiLeaks.

Julian AssangeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Julian Assange

Photo : AFP / LEON NEAL

De son côté, Julian Assange nie les accusations depuis le début de l'affaire. Il plaide en outre l'invalidité du mandat d'arrêt européen lancé contre lui et soutient que des considérations politiques sont à l'origine des poursuites. Il se dit victime d'un complot orchestré par les États-Unis en représailles à la diffusion, par son site Internet, de dizaines de milliers de documents diplomatiques américains.

Cette décision constitue le dernier développement d'une saga judiciaire qui dure depuis un an, mais pas sa dernière étape. S'il perd, M. Assange pourrait encore interjeter appel devant la Cour européenne des droits de l'homme, qui constituerait alors son dernier recours.

Arrêté en décembre 2010 à Londres, le fondateur de WikiLeaks avait été remis en liberté après quelques jours. Depuis, il est assigné à résidence chez l'un de ses amis près de la capitale anglaise, porte un bracelet électronique et est soumis à un couvre-feu.

En février 2011, la justice britannique a accepté la demande d'extradition émise par la Suède, un jugement validé en appel par la Haute Cour de Londres en novembre.

Mais au début du mois, ce tribunal a estimé que la cause de M. Assange était susceptible de soulever devant la Cour suprême un point « d'intérêt général » sur la procédure d'extradition, et le fondateur de WikiLeaks a demandé à se prévaloir du recours, une requête qui a été acceptée vendredi.

La décision de la Cour suprême britannique survient le jour même où s'ouvre, devant un tribunal militaire du Maryland, l'enquête préliminaire du soldat Bradley Manning, soupçonné d'avoir volé des centaines de milliers de documents militaires et diplomatiques américains dévoilés par WikiLeaks.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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