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Places en garderie : le ministère de la Famille rejette les critiques de gestionnaires de CPE

Une mère en route pour la garderie
Radio-Canada

Le ministère de la Famille réfute les propos d'administrateurs de CPE et de parents qui accusent Québec de leur mettre des bâtons dans les roues dans leurs projets de création de garderies, comme l'a rapporté Radio-Canada.

Plus de 4100 nouvelles places en garderie à 7 $ par jour annoncées par Québec en 2008 n'ont toujours pas été créées.

Ainsi, des directeurs de CPE, des parents bénévoles ou encore des gestionnaires disent se buter à des complications administratives qui retardent la création de ces nouvelles places en garderie qui leur ont été accordées. Certains ont préféré dénoncer la situation de façon anonyme, parce qu'ils craignent des représailles, comme des inspections surprises à répétition.

Le sous-ministre adjoint au ministère de la Famille, Jacques Robert, balaie du revers de la main ces accusations.

Le sous-ministre adjoint au ministère de la Famille, Jacques RobertAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le sous-ministre adjoint au ministère de la Famille, Jacques Robert.

« Représailles du ministère? Je ne sais pas de quoi ils parlent. Je ne pense pas que c'est le type de relation qu'on entretient avec les CPE ou les garderies », dit-il.

Le sous-ministre est formel, le ministère accompagne les promoteurs à toutes les étapes. Si plus du cinquième des places accordées en 2008 ne sont toujours pas développées, c'est parce que le ministère assure un suivi serré des fonds publics, précise-t-il.

« Il est normal que le ministère joue un rôle, qu'il s'assure que les fonds sont bien planifiés et bien dépensés », poursuit M. Robert.

Les gestionnaires de CPE disent aussi que les enveloppes budgétaires prévues sont trop basses. Les soumissions dépassent souvent de plusieurs dizaines de milliers de dollars les calculs du ministère et on refuse de les ajuster, affirment-ils.

Le ministère réfute aussi ces accusations.

« Ces éléments-là sont pris en compte dans notre programme. On a des allocations spécifiques sur ces demandes. Là non plus, il n'y a pas de problèmes », soutient M. Robert.

Pourtant l'opposition officielle dit elle aussi avoir reçu de nombreuses doléances.

« C'est une préoccupation qui revenait fréquemment de la part des dirigeants de CPE », affirme la députée péquiste d'Iberville, Marie Bouillé.

Faute d'avoir en main les données du ministère, elle promet un suivi. « Je vais sûrement questionner beaucoup à l'étude des crédits à ce niveau-là », poursuit-elle.

Même si le ministère de la Famille nie les problèmes dénoncés, il a changé les règles d'attribution des 15 000 nouvelles places qui doivent être développées d'ici 4 ans. Il soutient que les difficultés, s'il y en a, seront réduites au minimum.

D'après un reportage de Josée Thibeault

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