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La chef d'Attawapiskat aura recours aux tribunaux

Le conseil de bande demande l'aide de la province depuis des mois.

Le conseil de bande demande l'aide de la province depuis des mois.

Photo : Claude G. Gagnon

Radio-Canada

À la suite de sa rencontre avec le ministre fédéral des Affaires autochtones jeudi, Theresa Spence a déposé une demande d'injonction pour empêcher l'imposition par le gouvernement d'un superviseur.

Ce superviseur externe est censé surveiller les finances d'Attawapiskat. Le gouvernement avait indiqué que les frais associés à son travail, soit 1300 $ par jour, seraient pris en charge par la communauté du Nord de l'Ontario.

De plus, avec la mise sous tutelle de la communauté, le conseil de bande n'a plus le droit d'émettre de chèques ni de prendre de décisions.

Duncan sur le point de plier

Le ministre fédéral des Affaires autochtones, John Duncan, a rapidement réagi à la menace de la chef Spencer d'utiliser les tribunaux, indiquant qu'il maintiendrait la mise sous tutelle de la réserve crie. Toutefois, il serait prêt à abolir la mesure concernant le superviseur financier.

Il a également confirmé que la construction d'une nouvelle école primaire débutera au printemps. Cela fait des années que les résidents en font la demande.

D'après le premier ministre Stephen Harper, cette situation est la conséquence d'une mauvaise gestion des finances. Cette affirmation est vivement démentie par la chef de la communauté, qui voit la mise en tutelle comme une façon de museler les siens.

Plus tard en journée, le chef libéral Bob Rae a annoncé qu'il se rendra à Attawapiskat pour rencontrer la chef Theresa Spence et le conseil des bandes, ainsi que membres de la communauté et les intervenants d'urgence.

Une situation critique

La chef d'Attawapiskat, Theresa Spence, rencontrait jeudi le ministre fédéral des Affaires autochtones, John Duncan, à Thunder Bay, pour trouver une solution à la situation critique de la communauté et dénouer la crise. Depuis plusieurs mois, certaines familles autochtones vivent entassées dans des roulottes de chantier et des tentes, malgré les températures ressenties qui ont descendu jusqu'à 30 degrés sous zéro.

Société