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Harponner une comète pour y pénétrer

Un harpon prélevant des échantillons dans une comète

un harpon prélevant des échantillons dans une comète Représentation du harpon prélevant des échantillons dans une comète

Photo : NASA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un harpon spatial capable de pénétrer à l'intérieur d'une comète pour y recueillir des échantillons de matière est actuellement en cours de création à la NASA.

L'instrument est basé sur un concept développé par l'Agence spatiale européenne (ASE) auquel la NASA a ajouté une chambre vide qui permettra de recueillir des échantillons.

L'analyse de la composition des comètes pourrait aider les scientifiques à déterminer comment les planètes et le Soleil se sont formés. Ils pensent que les comètes sont constituées de matériaux primitifs gelés qui remontent à la naissance du système solaire, il y a de cela 4,5 milliards d'années.

Faire d'une pierre deux coups

Les comètes font généralement plusieurs kilomètres de diamètre, mais leur faible gravité ne permet pas à un engin spatial de se poser à leur surface.

Pour y arriver, il faut donc réussir à l'agripper à l'aide d'un harpon.

« Alors quitte à utiliser un harpon, autant s'en servir pour collecter des échantillons. »

— Une citation de  Joseph Nuth, NASA

Pour le moment, la NASA étudie les comètes en les survolant. La sonde Stardust, lancée en 1999, a d'abord étudié la comète Wild 2. Puisque le vaisseau avait encore amplement du carburant après sa mission initiale, il a été redirigé vers Tempel 1 en 2007. L'aventure de Stardust s'est terminée en février dernier, après un périple de 5,6 milliards de kilomètres.

L'agence américaine entend lancer en 2016 l'engin spatial OSIRIS-REx, qui prendra des échantillons grâce à un bras robotisé.

La prochaine étape consistera à pénétrer sous la surface d'une comète pour y recueillir un échantillon.

De nombreux tests sont en cours afin de déterminer quelle doit être la forme du harpon (pour une pénétration optimale) et la quantité d'explosifs qui sera nécessaire.

De nombreuses options doivent être envisagées, puisque les scientifiques ne connaissent pas la nature de la surface de l'astre qui peut être constituée de roches, de pierre et de glace.

De son côté, l'ASE entend lancer en 2014 une sonde vers la comète 67/P Churyumov-Gerasimenko.

Avec les informations de Agence France-Presse

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