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La zone euro prendra « des années » à sortir de la crise

Angela Merkel

Angela Merkel

Photo : AFP / Johannes Eisele

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La chancelière Angela Merkel a déclaré mercredi, dans un discours au Parlement allemand, que l'entente survenue entre les pays européens la semaine dernière pour renforcer leur discipline budgétaire dessinait « les contours d'une véritable union politique ».

Mme Merkel tient toutefois à rappeler que les décisions prises à Bruxelles ne sont pas une panacée, et que plusieurs « revers » sont à prévoir au cours des prochaines années avant que l'Europe puisse sortir de la crise économique dans laquelle elle est engluée.

« Un processus qui ne durera pas des semaines, pas des mois, mais des années », car, selon la chancelière, la crise a viré à la « crise de confiance » envers toute l'Europe. Mme Merkel est toutefois certaine de voir l'Europe « surmonter la crise, mais aussi en sortir plus forte ».

La chancelière a par ailleurs rendu hommage aux pays en crise pour leurs efforts en matière de réformes et de réduction des déficits, citant l'Irlande, le Portugal, la Grèce, l'Italie et l'Espagne.

« Il y a une chose que nous ne devons pas oublier. On demande de gros efforts aux peuples des pays touchés. Ils contribuent à replacer leur pays et la zone euro tout entière sur une trajectoire de stabilité, et pour cela, ils méritent notre reconnaissance. »

— Une citation de  Angela Merkel

Angela Merkel est persuadée que la crise a rapproché les Européens les uns des autres plus qu'à aucun moment dans le passé, particulièrement en ce qui a trait à la coopération franco-allemande « qui a particulièrement fait ses preuves ».

« Nous sommes d'accord sur les causes de la crise, d'accord pour les combattre, et d'accord pour aller vers une union budgétaire. Tout cela aurait été impensable il y a quelques mois seulement », a-t-elle affirmé.

Mme Merkel a cependant de nouveau exprimé ses regrets quant à la décision de Londres de ne pas adhérer à l'entente de la semaine dernière, mais elle a répété que le Royaume-Uni resterait malgré tout « un partenaire important de l'Union européenne à l'avenir », et ce, notamment sur les questions de politique étrangère et de sécurité, de concurrence, de commerce, ainsi que dans la lutte contre le changement climatique.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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