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Fusion ADQ-CAQ : des militants adéquistes déçus

Janvier Grondin, député adéquiste de Beauce-Nord

La fusion entre la Coalition avenir Québec (CAQ) et l'Action démocratique du Québec (ADQ) est mal accueillie par plusieurs militants adéquistes de la grande région de Québec.

La fusion a été officialisée mardi. Certains militants de la base estiment que la CAQ est un mélange d'idées du Parti libéral et du Parti québécois, mais que ce parti ne représente pas les idées de droite défendues par l'ADQ.

Jean-François Gosselin, ex-député de Jean-Lesage, estime que l'Action démocratique vient de vendre son âme. « Je trouve ça très dommage. Je ne peux pas m'empêcher de penser à tous les militants adéquistes qui avaient continué à y croire, qui continuaient à faire des téléphones », dit M. Gosselin.

Yves Marier, ex-président de l'exécutif de Jean-Lesage, n'a pas l'intention de reprendre son engagement politique au sein de la Coalition. Il estime par ailleurs que la fusion risque d'être rejetée, s'il se fie aux messages laissés sur les réseaux sociaux. « Je reçois des messages et beaucoup sont déçus. Ils disent qu'ils déchirent leur carte de membre, ne veulent rien savoir, c'est très décevant. Il va y avoir un vote et je vous dis que si vraiment les militants participent, ça ne pourra pas être accepté », affirme M. Marier.

Les militants seront consultés puisque la fusion ne pourra aller de l'avant sans avoir été entérinée par les membres de l'ADQ.

Les membres seront consultés en janvier. La Commission des jeunes de l'Action démocratique les invite à voter contre la fusion.

Intérêt du côté des indépendants

Pour leur part, les députés indépendants Éric Caire et Marc Picard, d'anciens adéquistes, ne cachent pas leur intérêt à joindre les rangs du nouveau parti de François Legault. Selon Marc Picard, député des Chutes-de-la-Chaudière, la fusion entre la CAQ et l'ADQ est un mariage de raison.

« La question qu'on doit se poser, c'est si l'ADQ n'avait pas fusionné, est-ce qu'elle aurait pris le pouvoir? C'est beau en principe, mais si on veut vraiment changer quelque chose au Québec, il faut former le gouvernement », fait valoir M. Picard.

Les deux députés indépendants rencontreront François Legault mercredi.

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