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Kyoto : le Canada essuie une pluie de critiques internationales

En point de presse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Weimin, a réagi au retrait du Canada de Kyoto.

En point de presse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Weimin, a réagi au retrait du Canada de Kyoto.

Radio-Canada

À l'instar des partis d'opposition à Ottawa et des organisations environnementales, des gouvernements étrangers condamnent la décision du Canada de se retirer du protocole de Kyoto.

Lundi, le Canada est devenu le premier pays à annoncer officiellement sa décision de quitter le protocole, signé en 1997 par une quarantaine de pays industrialisés, s'engageant à respecter des objectifs chiffrés de réduction de GES.

Plusieurs pays ont dénoncé la décision canadienne, dont la Chine, la France et le Japon.

En point de presse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Liu Weimin, a appelé Ottawa à continuer de respecter ses engagements et ses devoirs en terme de réduction de gaz à effet de serre (GES). Il a aussi dit espérer que le Canada « adoptera une attitude constructive en participant à la coopération internationale pour faire face au changement climatique ».

Nous espérons également que le Canada fera face à ses responsabilités et ses devoirs et continuera à respecter ses engagements et qu'il adoptera une attitude constructive en participant à la coopération internationale pour faire face au changement climatique.

Liu Weimin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères

La Chine, premier émetteur de GES au monde, n'est pas concernée par les contraintes de réductions d'émissions prévues par Kyoto en raison de son statut de pays émergent.

« La Chine veut encore être considérée comme un grand pays émergent, et elle ne veut donc pas être tenue à des cibles contraignantes », explique la correspondante de Radio-Canada à Pékin, Catherine Mercier. Elle souligne toutefois que les définitions des pays émergents et développés datent du début des années 1990 et que plusieurs sont d'avis qu'elles sont aujourd'hui désuètes.

Pour expliquer son retrait du protocole, le ministre canadien de l'Environnement, Peter Kent, a affirmé lundi que Kyoto « ne couvre pas les deux plus grands pays émetteurs, les États-Unis et la Chine, et donc, ne peut pas fonctionner ».

Une « mauvaise nouvelle »

Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré que le retrait canadien constituait « une mauvaise nouvelle pour la lutte contre le changement climatique ».

Le porte-parole du ministère, Bernard Valero, a ajouté qu'il n'était « pas question de relâcher [les] efforts et de briser la dynamique de l'accord de Durban qui forme un ensemble cohérent ».

De son côté, le Japon a pressé le Canada de rester dans le protocole de Kyoto par la voix de son ministre de l'Environnement, Goshi Hosono.

Un responsable indien a quant à lui jugé que cette décision mettait en péril les maigres avancées obtenues lors du sommet de Durban.

Tuvalu, une île du Pacifique Sud menacée par la montée du niveau des eaux, a été plus sévère. « Pour un pays vulnérable comme Tuvalu, c'est un acte de sabotage contre notre avenir. Se retirer du protocole de Kyoto est un acte irréfléchi et complètement irresponsable », a dit Ian Fry, son négociateur pour le climat, dans un courriel adressé à l'agence de presse Reuters.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et La Presse canadienne

International