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Défi énergétique en vue pour la Colombie-Britannique

Des éoliennes

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Colombie-Britannique pourrait avoir de la difficulté à répondre à la demande en électricité à cause de sa politique énergétique et du Clean Energy Act.

Le plan de création d'emplois de la première ministre Christy Clark, dévoilé à Prince Rupert en septembre 2011, est centré sur l'exploitation et l'exportation des ressources naturelles. Ces développements industriels nécessitent souvent une plus grande consommation d'énergie.

Nicholas Heap, de l'Association canadienne de l'énergie éolienne, croit que les Britanno-Colombiens doivent se dépêcher à construire de nouvelles installations de production d'électricité, puisqu'une étude commandée par son organisme à des consultants indépendants indique qu'en 2017, la province aura besoin de 6 100 gigawattheures de plus que ce que BC Hydro a prévu dans ses calculs.

En plus de répondre à cette hausse prévue de la demande énergétique, la province doit se plier à deux réglementations :

  • la politique gouvernementale qui prévoit que toute nouvelle installation de production d'électricité doit provenir du privé;
  • la loi sur l'énergie propre adoptée en juin 2010, le Clean Energy Act.

Ainsi, BC Hydro doit non seulement produire suffisamment d'électricité, elle doit aussi s'assurer que celle-ci est non polluante.

Une solution : l'importation d'électricité, mais sera-t-elle propre?

L'expert en énergie de l'Université de la Colombie-Britannique, George Hoberg, affirme que cette dernière condition est le véritable problème puisque l'électricité importée sera de source polluante.

Cette opinion ne fait pas l'unanimité. Richard Stout, qui représente les gros consommateurs d'énergie comme les producteurs miniers et de gaz liquéfiés, soutient plutôt que « l'idée selon laquelle l'énergie importée est à base de charbon est révolue. »

Il ajoute que la plus grande partie des importations électriques de la province viennent de l'État de Washington, où l'énergie est principalement produite par des barrages et des centrales éoliennes. Selon M. Stout, la Colombie-Britannique n'aurait pas dû se faire prisonnière de la loi sur l'énergie propre. Il croit que la province doit faire des compromis et diminuer les contraintes de la loi.

Dans la capitale, le ministre responsable de la politique énergétique, Rich Coleman, persiste et affirme dans un courriel que la province répondra aux demandes énergétiques comme Kitimat LNG, un projet d'usine de gaz naturel liquéfié, en améliorant les équipements existants.

L'inquiétude demeure chez les producteurs d'énergie propre. « Si nous nous contentons de la vision à court terme et nous rabattons sur le gaz naturel, non seulement nous disons au revoir à notre titre de province la plus verte, nous faisons aussi une croix sur la compétitivité de notre industrie énergétique d'ici cinq ans », déclare Nicholas Heap.

Ne manquez pas le reportage de Marie-Laurence Héon au Téléjournal Colombie-Britannique le 13 novembre.

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