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L'incinérateur de Québec plus près des normes

Incinérateur de Québec
Incinérateur de Québec
Radio-Canada

L'incinérateur de Québec pollue beaucoup moins qu'il y a trois ans, mais il lui reste encore du chemin à faire pour diminuer ses émissions polluantes.

La Ville de Québec complète cette année son projet de modernisation de 60 millions de dollars entrepris en 2005 pour réduire la pollution venant de l'incinérateur.

Il y a trois ans, les émanations de dioxines et de furannes, deux substances cancérigènes provenant de l'incinérateur, atteignaient trois fois la norme du gouvernement du Québec. Or, selon le dernier échantillonnage réalisé au mois de septembre, ces émanations sont maintenant tout juste sous la norme.

Selon Steve Verret, conseiller municipal du district de Lac-Saint-Charles-Saint-Émile, il s'agit d'une nette amélioration. « Pas [que l'incinérateur] ne pollue plus, mais respecte les normes que le ministère de l'Environnement suggère, même qu'on est en deçà des normes », fait-il valoir.

D'autres travaux nécessaires

Toutefois, bien qu'ils aient diminué, les rejets de monoxyde de carbone dépassent encore la limite à respecter. En 2008, ils atteignaient près de 20 fois la limite permise. À pareille date en septembre, ils la dépassaient d'environ quatre fois.

Selon Sylvie Verreault, conseillère en environnement à la Ville de Québec, la situation n'est toutefois pas inquiétante. « Le monoxyde de carbone, ça peut être nocif pour la santé, mais au niveau de l'incinérateur, je reprends un peu les paroles des gens de la santé publique, ça se dissipe rapidement. Donc, au niveau de l'air ambiant autour de l'incinérateur, ce n'est pas une problématique. »

Le véritable défi est de réduire le volume des déchets apportés à l'incinérateur, fait valoir André Bélisle, de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique. « C'est aux citoyens, aux organisations, de travailler pour affamer l'incinérateur. Sortir tout ce qu'on peut sortir qui est envoyé au site d'enfouissement ou à l'incinérateur », dit-il.

Depuis 2004, un comité de vigilance veille à ce que l'incinérateur soit le moins nuisible possible. Les membres rencontreront le ministère de l'Environnement en février pour discuter des nouvelles données sur les émanations.

L'incinérateur brûle 290 000 tonnes de déchets chaque année. L'ouverture, en 2014, de l'usine de biométhanisation et du centre de compostage à ciel ouvert permettrait de réduire de 50 000 tonnes la quantité de déchets apportées à l'incinérateur chaque année.

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