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  • Exclusif
  • Places en garderie : des voix critiquent le ministère de la Famille

    Enfant dans une garderie
    Radio-Canada
    Mis à jour le 

    Plus de 4100 nouvelles places en garderie à 7 $ par jour annoncées par Québec en 2008 n'ont toujours pas été créées et dans les CPE, plusieurs attribuent ces délais au ministère de la Famille qu'ils accusent de leur mettre des bâtons dans les roues.

    Ainsi, des directeurs de CPE, des parents bénévoles ou encore des gestionnaires disent se buter à des complications administratives qui retardent la création de ces nouvelles places en garderie qui leur ont été accordées.

    « La relation que j'attendais du ministère, c'est une relation d'aide, qu'on nous aide à développer les places, pas une relation d'opposants », se plaint un intervenant qui ne veut pas être identifié par crainte de représailles. Ceux qui se sont plaints dans le passé ont en effet eu la vie dure, par exemple avec des inspections surprises à répétition.

    « Je suis convaincu qu'il va y avoir des répercussions, mais je ne voudrais pas que certains de mes projets soient en péril parce que j'ai osé parler », dit Normand Gravel, consultant en développement.

    Les plaignants affirment que le ministère prend trop de temps pour approuver les diverses étapes, ce qui crée une bureaucratie décourageante et des imprévus budgétaires importants.

    « Il y a beaucoup, beaucoup de normes qui n'ont pas été établies au départ et ajoutées au fur et à mesure », dit une intervenante.

    Tout cela a des répercussions sur les projets. Par exemple, un futur CPE de la banlieue de Montréal dont le terrain est acheté et les plans complétés ne se réalisera jamais. Plus de trois ans après avoir accordé les places, le budget initial ne suffit maintenant plus. En raison des délais, la plus basse soumission reçue excède maintenant de plusieurs dizaines de milliers de dollars le coût qui avait été établi au départ.

    « On ne peut pas faire plus, notre projet n'a pas aucun extra, rien! Il n'y a pas de fla-fla, on n'a pas mis du marbre nulle part, il n'y a rien qui justifie de dire : ''votre projet coûte trop cher'' », soutient une des responsables du projet.

    « Il y a beaucoup de places qui auraient pu être disponibles bien avant pour les parents, pour les enfants s'il n'y avait pas eu toutes ces embûches-là et cette lourdeur administrative », poursuit Normand Gravel.

    Ces craintes circulent abondamment dans le milieu des CPE et bien des promoteurs craignent que les nouvelles normes plus contraignantes que le ministère a adoptées pour les 15 000 nouvelles places rendent leurs projets encore plus difficiles à concrétiser, si l'étude des projets demeure aussi lente et bureaucratisée.

    D'après un reportage de Josée Thibeault

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