•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Syriens en grève pour faire plier le régime

Manifestation antirégime dans le village de Kansafra, dans la province d'Idleb (9 décembre 2011)

Manifestation antirégime dans le village de Kansafra, dans la province d'Idleb (9 décembre 2011)

Photo : AFP / Ricardo Garcia Vilanova

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2011 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un calme inhabituel régnait dans plusieurs parties de la Syrie. Les habitants participaient dimanche à une grève générale pour accentuer la pression sur le régime de Bachar Al-Assad qui continue de faire taire la contestation par la force.

Dans de nombreuses régions, les commerces étaient fermés et les rues désertées en réponse à l'appel lancé par l'opposition au président. Les Comités locaux de coordination (LCC), un des groupes qui organisent les manifestations sur le terrain, veulent amorcer avec cette grève un mouvement de désobéissance civile qui doit prendre plusieurs formes : fermeture de routes, sit-in, coupures volontaires des téléphones portables.

Selon l'Observatoire syrien pour les droits de la personne (OSDH), la grève a été « très largement » observée dans la province de Deraa et dans la plupart des localités de Jabal al-Zaouia à Idleb.

Les forces de sécurité auraient tenté de rouvrir des magasins de force à Harasta, près de Damas. Elles ont arrêté des civils dans cette ville ainsi qu'à Douba, où la grève était suivie à 90 %, selon l'OSDH.

Dans le bastion de la contestation de Homs, au centre du pays, tous les habitants et les commerçants des quartiers opposés au régime ont répondu au mot d'ordre, d'après la même source. Des vidéos diffusées par des militants montrent des rues complètement désertes.

Une journaliste de l'AFP a indiqué que la vie suivait son cours normal dans le centre de Damas, mais selon des militants, la grève était observée dans plusieurs quartiers de la capitale et par la plupart des facultés de l'Université.

En Syrie, le dimanche est un jour ouvré. Les jours de repos sont le vendredi et le samedi.

Encore des victimes

La répression aurait fait trois morts dimanche. Selon l'OSDH, deux civils sont tombés sous les balles des forces de sécurité à Kafar Takharim, dans la province d'Idleb, et un adolescent de 16 ans a connu le même sort à Tafas, dans la province de Deraa.

L'organisation basée à Londres a par ailleurs fait état de violents combats entre des déserteurs et des soldats de l'armée dans les mêmes provinces. Des véhicules de transports de troupes et des chars de l'armée auraient été incendiés lors des affrontements qui auraient fait plusieurs blessés.

La communauté internationale s'inquiète pour les résidents de Homs. Selon des militants qui craignent un « massacre » imminent, la ville est encerclée par des milliers de soldats armés de chars.

Niant toujours l'ampleur de la contestation, le régime de Bachar Al-Assad a appelé les citoyens à voter nombreux lors des élections municipales prévues lundi, tout en continuant de réprimer les opposants.

Selon les Nations unies, la répression en Syrie a fait au moins 4000 morts depuis le mois de mars.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !