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Conférence de Durban : les pays trouvent un terrain d'entente

Le ministre allemand de l'Environnement, Norbet Roettgen, prenant part aux négociations à Durban, en Afrique du Sud, samedi.

Le ministre allemand de l'Environnement, Norbet Roettgen, prenant part aux négociations à Durban, en Afrique du Sud, samedi.

Photo : AFP / RAJESH JANTILAL

Radio-Canada

Les représentants de quelque 190 pays se sont entendus dimanche à Durban, en Afrique du Sud, en vue d'un accord global en 2015 sur la réduction des gaz à effet de serre, ainsi que sur la poursuite, au-delà de 2012, du protocole de Kyoto, traité emblématique dans la lutte contre le réchauffement climatique.

L'entente vise aussi la mise en place d'un Fonds vert, destiné à aider financièrement les pays en développement à faire face au changement climatique.

Le président de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques a annoncé, tôt dimanche matin, la conclusion de l'entente.

L'Inde et l'Union européenne ont trouvé un terrain d'entente dans la nuit de samedi à dimanche après s'être vivement opposées sur les termes d'un éventuel accord de lutte contre le réchauffement climatique à l'horizon 2015.

La conférence, qui réunissait des délégués de 194 pays, a convenu d'amorcer les négociations sur un nouvel accord en vertu duquel tous les pays devraient respecter le même cadre légal dans l'application de leurs engagements à contrôler les gaz à effet de serre. Les pourparlers commenceront l'an prochain et se termineront en 2015. Le nouvel accord, dont la nature juridique reste à préciser, entrerait en vigueur en 2020, au plus tard.

La première phase d'engagement du protocole de Kyoto, qui impose aux pays industrialisés de réduire leurs émissions de CO2, expire, elle, fin 2012. Le calendrier de la deuxième phase d'engagement devrait être déterminé l'année prochaine. Néanmoins, le Canada, le Japon et la Russie ont indiqué de longue date qu'ils ne souhaitaient pas s'engager une nouvelle fois en vertu des termes Kyoto.

Deux semaines de pourparlers

Après deux semaines de travaux, la 17e Conférence de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC) était censée s'achever vendredi à Durban, en Afrique du Sud. Mais après deux nuits de discussions, jeudi et vendredi, les délégués n'avaient pu trouver un accord et certains ministres et négociateurs clés sont repartis samedi sans attendre l'issue toujours incertaine des pourparlers.

L'avenir du protocole de Kyoto, seul outil juridique contraignant, était au coeur de la conférence de Durban. Parmi les principaux points à régler restait la clause encourageant les pays à s'engager à de nouvelles réductions des émissions de gaz à effet de serre et à réduire les écarts des émissions.

Conclu en décembre 1997 et entré en vigueur en février 2005, le protocole de Kyoto impose aux pays industrialisés, à l'exception des États-Unis qui ne l'ont pas ratifié, de réduire leurs émissions de six substances responsables du réchauffement, dont, au premier rang, le CO2.

Actuellement plus de 80 pays ont pris des engagements, légalement contraignants ou non, à contrôler leurs émissions de CO2. Mais toutes ces promesses réunies ne suffiront pas à empêcher une montée potentiellement catastrophique des températures moyennes de la planète au cours de ce siècle, d'après les modèles et projections scientifiques.

Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) estime qu'il faudrait limiter le réchauffement à deux degrés Celsius d'ici 2100 pour en limiter les effets les plus graves.

Une formulation ferme sur la réduction des émissions est capitale pour les petits États insulaires menacés par la montée du niveau des océans et pour nombre de pays pauvres vivant dans des conditions extrêmes qui vont être aggravées par le réchauffement climatique.

Ces États insulaires et les pays pauvres se sont rangés derrière le plan de l'Union européenne pour entamer des pourparlers sur un futur traité qui entrerait en vigueur avant 2020.

Au fur et à mesure de l'avancée des négociations, les États-Unis et l'Inde ont assoupli leurs positions, se montrant plus favorables à des compromis, au contraire de la Chine, qui campait sur ses objections, selon des sources européennes.

L'ONG Oxfam a vivement critiqué l'issue de cette réunion, jugeant que les négociateurs avaient « évité de peu un effondrement » du processus en se mettant d'accord sur « le strict minimum possible ».

Par ailleurs, une dizaine de groupes écologistes québécois ont manifesté samedi à Montréal pour dénoncer la position du Canada à la conférence de Durban sur les changements climatiques.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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